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Chacha strikes back

Il y a deux mois, les nuits parisiennes bruissaient de ce scoop juteux tombé comme un couperet : LE CHACHA VA FERMER … ! Ragot détonnant, scandale, indifférence, ricanement, lamentations, déformation d’info, nous avons au moins passé une semaine à nous refiler le potin de bar en club d’un air entendu. Les mots “drogue”, “police” et “mafia” dansaient la polka (on a même entendu un “Al Kaïda”, mais après vérification, l’informateur était bourré comme un coing).
Au final, rien de méchant n’est sorti des archives de la flicaille locale. Et le Chacha, après deux petits mois de “fermeture administrative”, renaît de ses cendres tel un Phoenix victorieux.
Le 1er avril, ce n’est pas une blague, notre Chachacha du Loup préféré (click here to sing) rouvre ses portes pour non pas une soirée mais trois jours de fête. Jeudi (presse), vendredi et samedi, le club félin de la rue Berger entend bien rattraper le temps perdu dans la débauche de fiesta en mettant les petits sets dans les grands.
Au programme : quelques changements d’agencement et de déco, des surprises, une quinzaine de Djs au taquet et un concert, avec bien entendu un bon vieil open bar et même de quoi grignoter.
Après, il repartira 6 jours sur 7 comme en 40. Comme quoi, même si Lenny a migré dans le Nord, on ne pourra pas dire que le bus a écrasé le chat. (… indulgence pour cette private vanne minable, je suis épuisée).
See you there, pour un premier avril truffé de poissons dans le dos coupe de champ’ à la main.
“Et le matou revient, le jour suivant, le matou revient, il est toujours vivant …” (click here to sing too).
Wednesday 24.03.2010
Et si on prenait le Bus ?

Hier soir, c’était l’opening officielle du Bus Palladium, alias la salle que même pas en rêve t’aurais choisie pour faire une soirée ces dernières années (s’il te plaît, ne mens pas).
Repris entre autres par Benjamin Patou, avec Cyril Bodin à la direction artistique (alias monsieur rock-électro-pêche-d’enfer-et-idées-canons), le Bus va peut-être nous faire migrer dans le nord - ce que n’a pas réussi à faire Moune, on ne va pas se raconter de salades.
Pourquio l’enthousiasme ?
D’abord parce que le lieu, et surtout son atmosphère : plusieurs étages, une déco vintage-chic, des espaces adroits (salon, resto, club, scène, chambrettes, fumoir, …), une ambiance maison de campagne classy où l’on croise ici un piano, là un papier peint bibliothèque ou fleuri, un flipper, un canap’, des tables dépareillés, un lustre, un backgammon, une guitare, un recoin sombre … Avec pour le détail des toilettes ayant leur propre programmation musicale, une baignoire en guise de lavabo (Le Derrière es-tu là ?) et des icônes religieuses appelant au recueillement sur le trône. Bref, un parfait achèvement de la tendance “comme à la maison” + “vintage dark” qui sévit avec bonheur depuis quelques années à Paris. Yummy.
Ensuite et surtout parce que la prog’ : le Bus était le repère sixties des fans de rock, il va le redevenir. Tous les soirs en salle, des concerts attendus, et au resto, un son concocté par Yarol Poupaud. On prévoit des soirées ultra rock bien entendu, des envies frenchy (plutôt original comme volonté, on a hâte de voir), du clubbing pur, du Nico Ullmann on stage … Plus de détails ici : www.lebuspalladium.com
Hier soir, c’était Louis Bertignac qui ouvrait le bal, crinière immaculée déchainée, foule transportée, talonné de près par les inénarrables Airnadettes, rois de la musique aérienne. Evidemment, tous les nocteux étaient là , de Rasmus à Harvey en passant par Yan Ceh, les rockeux aussi (Yarol, Eudeline, I am un chien, You! …), sans oublier quelques people perdus (M, Sacha Bourdau, Patrick Bouchitey, ou … Bernard de La Villardière, mais ouais gars, envoie).
On a bu, visité, dansé, chanté, rigolé, et en sortant, on était tout étonnés de se retrouver dans le 9e. Mais pourquoi pas, après tout. A suivre de près cet été.
Wednesday 17.03.2010
Secret places to be, oh oui.

Du côté de chez nous, on ne sait plus quoi inventer pour se sentir privilégiés.
Et déguster notre petit morceau d’exclusivité ds nantis, notre apanage very special people, ces prérogatives de bons Parisiens dans la vibe.
Parce que nous avons vécu ces dernières années notre nuit du 4 août : que sont nos privilèges devenus … ?
Scandale.
Le web a donné livre accès aux infos de la nuit au peuple. Tout le monde, oui, même ceux qui n’en “sont” pas.
Pire, Facebook a créé ses events ouverts à tous vents, détaillant les lieux, horaires et dress-codes indoor des soirées cools à tous les ignares, petits nouveaux de la place et/ou beaufs parvenus, mettant ainsi en pleine lumière des évènements qu’il fallait auparavant se communiquer par téléphone (fixe, si on remonte loin), texto select, flyer rare ou murmures de conspirateur sous le manteau.
Pour parfaire le tableau, aucune barrière financière ne dissuade plus le curieux d’entrer quelque part quoiqu’il arrive, puisque les entrées de clubs ne plus payantes (enfin les bons clubs je veux dire, a priori les boites périmées de l’autoroute A13 font toujours payer 20€ le droit de séjour, un peu comme Starbucks qui persiste à faire payer le wifi - so 1993 or what ?!).
Bref. Face à cette globalisation du précieux, une résistance s’est formée : le Branché, le VIP et le Bourgeois se sont alliés pour retrouver leurs privilèges royaux. Des idées germent chaque jour dans leurs brainstormings pointus pour ne pas flancher face à l’invasion de la plèbe, afin que le snobisme persiste et signe dans la tourmente de l’invasion du peuple. Ils vaincront.
L’ambiance est aux Services Secrets de sa Majesté, et ça nous excite à mort.
Les physios ne suffisent plus à repousser l’envahisseur ? Qu’à cela ne tienne ! Inventons des lieux secrets. Une chambre avec code dans les arcanes de feu le Chacha (code vite cracké, projet vite avorté, but still), belle tentative des débuts.
Marmottons des mots de passe à l’entrée du bar clandestin du Fooding, ou des soirées épicées du Raspoutine.
Mieux, allons à l’Appartement d’André et Lionel (La Clique pour les ignorants), dont l’adresse est à peu près tue (…), pour des évènements improbables comme la Colette Gym Class demain ou l’aftershow d’Andrea Crews ce soir ! Ce sera tellement bien, on sera comme à la maison, entre vrais gens en somme.
Plus pointu encore ? Fonçons au Home Sessions Club, pour des concerts plus privilégié tu meurs. Le principe : un club de jeunes dirigeants, trendsetters et leaders d’opinion triés sur le volet, pour des concerts privés chez les uns les autres (dans leurs hôtels particuliers de St Germain ou du XVIe, donc), de jeunes groupes prometteurs. Chérot, obscur, délicieux, régi par un comité de sélection survolté. En deux mots, musicalement papesque.
Je vais à leur prochaine session bientôt, déguster sans vergogne un double live de The Rodeo et PacoVolume (trop bien). Juste avant, je serai passée comme une princesse boire un verre à l’Appartement. Pour juste après, en revanche, je suis un peu emmerdée, parce que je n’ai d’autres choix que d’aller au Baron ou autre club normal où l’entrée n’est régie ni par une énigme, ni par une épreuve de force, ni par un mot de passe à traduire du mandarin, ni par un badge ultra relou à obtenir, ni par une formule magique à taper de mes talons sur le trottoir sous forme de morse, et dont la porte ne se situe pas sous la Seine accessible par sous-marin nucléaire. Ca me laisse perplexe, du coup. Autant rentrer à la maison direct après, si c’est pour s’amuser aussi peu. Allez cocher, au château, et vite.
Wednesday 10.03.2010
Knit ta mère

Comme l’expliquait les Inrocks la semaine dernière, le rap commence à avoir ses “vieux”, à l’instar du rock avec ses Rolling Stone ou autres Dylan (oui, bientôt, Kool et Joey te demanderont qu’est-ce qu’on attend pour foutre le feu aux Hespérides, et de ne pas laisser traîner ton arrière-petit-fils si tu veux pas qu’y glisse).
Au delà du flow, la culture des rues est tellement devenue une vieille dame incontinente que, ô stupéfaction atterrée, le graff s’est exposé avec panache et honneurs dans des vieux musées parisiens l’année dernière, en mode “le tag fait partie de notre identité nationale”. Au même titre que les fort respectables rois de l’histoire de l’art. N’importe quoi. Un “Paris sous les bombes” avec bénédiction de l’Etat, en somme.
Tout ceci nous fout un putain de coup de ieuv’ (dit la bourgeoise sur un ton de caillera, au top de sa crédibilité).
Heureusement, parce que certains ont de l’humour, il existe des formes de désobéissance urbaine complètement barrées, promptes à renouveler les formes de street art. Des avatars de graffitis plus décalés tu meurs. Vous connaissiez depuis toujours le génial Space Invader (à voir ici), dont j’affectionne tout particulièrement les petits fantômes Bubble Bobble vers chez moi, ou l’éternelle Miss Tic, et découvriez récemment le brésilien Rodrigo Pereira et se trips Playmobil (à voir là ). Mais il y a plus barj.
Ce post est né de l’envie de parler d’un street art sans peinture ni mosaïque, un rebel power à la fougue folle, un truc au delà du réel qu’on aimerait voir fleurir bien plus souvent dans Paris ou New York, un vrai truc de psychopathe. Ah non pardon, de “tricopathe” …
Le « tricot street art », c’est la violence d’une paire d’aiguille brandie contre la ville, le trash de fausses crottes de chien en laine, l’érotisme de statues en bikinis colorés, la force de bannières au point mousse qui vous parlent au milieu du bitume, le Knitting Power en bandoulière, bref, c’est la fusion improbable entre les fans de Derrick et la crème de la branchitude créative, teintée d’un crossover inédit de Miss Marple aux crews du ghetto. C’est absurde, drôle et joli. Je surkiffe et signe.
Ces attentats textiles sont signés par le CFT (Collectif France Tricot), et il existe même un livre avec leur meilleurs coups (à voir ici).
Le rap et le graff ont peut-être leurs vieillards, mais comme les hobbies de vieux semblent exciter les jeunes, quelque part, ça compense.
Alors le jeune (ou LA jeune, parce qu’on se doute bien que les mecs y verront quand même un truc de pure gonzesse), knit ta race, et les moutons laineux seront bien gardés.
Yo.

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Wednesday 03.03.2010
Tu es actrice ? Il est temps de chanter !

Tu es actrice ? Tu manques de rôles ? Ou juste, quand tu avais 6 ans, tu imitais Madonna devant la glace ? Super ! Il est temps pour toi de chanter et sortir un album, comme toutes les actrices du 21ème siècle qui se respectent ! (mais ne respectent pas le public).
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Pour bien réussir ta nouvelle carrière, voici la recette imparable qui t’emmènera en studio :
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1. Profiter de ta notoriété pour t’entourer des meilleurs musiciens/producteurs
Et oui, c’est l’avantage de ton statut d’actrice célèbre ! Plutôt que de galérer à composer comme tous les vrais musiciens, toi qui n’y connais rien, tu n’as qu’à lever le petit doigt pour faire bosser de grands noms.
L’exemple parfait : Judith Godrèche, qui sortira fin mars son “album” écrit par Julien Doré, Benjamin Biolay ou encore Syd Matters. Une copine journaliste a pu apprécier le résultat à la projection du film qui va avec, “Toutes les filles pleurent”, et oui, effectivement, son charisme sur scène donne apparemment envie de pleurer.
! Attention, choisis bien les artistes dont tu t’entoures, of course. Pas comme Rachida Brakni qui, si elle sait bien choisir ses maris (Eric, je t’aime), prépare actuellement un album avec … Cali. L’erreur bête.
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2. Profiter de ta notoriété pour coloniser les medias
Comme les journalistes aiment tes films (ou ton corps, ou ton père, ou ton mec, ou ton contrat avec Dior ou L’Oréal), pas d’inquiétude lors de la sortie du disque, ils devraient tous t’encenser !
L’exemple parfait : Charlotte Gainsbourg, qui d’ailleurs, l’avoue elle-même. Le visionnage de ses “concerts” aux USA parle pour lui même (allez donc voir sur Youtube) : si Charlotte est une chanteuse, moi, je suis un Jedi. Pourtant, il lui suffit d’éternuer pour provoquer des bêlements d’extase quasi religieuse dans tous les medias. C’est magique. C’est pathétique. C’est le show-business.
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3. Profiter de ta notoriété pour forcer les gens à t’écouter
Si ton album est particulièrement inaudible, il va falloir à ton attaché de presse des trésors d’imagination pour obliger les gens à entendre tes chansons. Sache donc trouver quelqu’un qui redouble d’idées originales.
L’exemple parfait : Emmanuelle Seigner, dont 6 chansons ont tourné en écoute “offerte” dans les salles MK2 pendant des semaines (de quoi devenir allergique au cinéma). Notez bien, le coup des medias détaillé ci-dessus a aussi très bien fonctionné avec elle. Les louanges des Inrocks (merde, quoi, les Inrocks) à propos de son album “Dingue”, total foutage de gueule que j’ai personnellement signalé à Amnesty International comme nouvelle forme de torture, signalent un vrai souci de ligne éditoriale. Pour rire un peu, cliquez ici.
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4. Te maquer avec un musicos
Evidemment … ! C’est l’idéal pour faire aboutir au mieux ton projet. Tu as le choix, mais choisis bien. Barbu, romantique, torturé et décalé étant la recette fétiche pour une collaboration musicien/actrice fructueuse.
L’exemple parfait : Mélanie Laurent et Damien Rice bien sûr (l’album est en préparation), mais aussi Marina Hands et Julien Doré (pour l’instant un projet seulement, confié à un copain journaliste, mais on a hâte d’en savoir plus).
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5. Faire des reprises d’un très grand musicien
Si ton mec n’est pas chanteur et que tu as la flemme de trouver de bons musicos (ou encore, dieu t’en préserve, de vraiment composer ou écrire, haha mais nan je rigole), tu peux reprendre des chansons d’un dieu de la musique et poser ta voix dénuée de charisme dessus. Comme ça, même si c’est nul, les fans dudit musicien achèteront quand même le truc pour voir, et hop, tu rentreras dans tes frais.
L’exemple parfait : Scarlett Johansson et ses covers de Tom Waits, bien sûr, qui nous ont fait bien rigoler les soirs d’hiver.
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6. Faire ta maligne en détournant les critiques
Ah. En voilà une idée géniale. Comme évidemment, des gens pas gentils t’attendent au tournant, tu peux glisser dans ton oeuvre une chanson parlant de tes doutes, de ta passion pour le chant (bien sûr, tu aimes ça depuis toujours, le cinéma c’était un hasard en fait), et des critiques que tu auras peut-être.
L’exemple parfait : Sandrine Kiberlain, et sa chanson “Manquait plus qu’ça”. Les paroles, à base de “Elle fait sa Carla, Elle fait sa Vanessa, Manquait plus qu’ça, Elle va donner d’la voix”, nous coupent l’herbe sous le pied, hein, on est bien embêtés du coup. Rhô.
Voilà , petite actrice célèbre, tu as désormais toutes les clefs en main pour préparer ta nouvelle carrière de chanteuse !!!
Et si tu veux plus de tuyaux, tu peux aussi contacter tes copines Marion Cotillard, Julie Delpy, Victoria Abril, Jeanne Balibar et j’en passe - oui oui, elles sont pléthore à jouer du micro entre deux scènes et pouvoir t’aider !
En revanche, n’appelle pas Emmanuelle Devos : cette vilaine sceptique a osé dire dans la presse qu’elle hallucinait sur cette vague de comédiennes-pseudo-chanteuses et qu’elle-même ne chanterait jamais … Sous prétexte qu’elle ne savait ni composer, ni chanter ! Comme si c’était une raison ! Pffff, mdr, super-lol.
Allez, à bientôt pour écouter ton album. On a hâte.

Wednesday 24.02.2010
“Fuck it, Dude, let’s go bowling.”

Maude Lebowski : “What do you do for recreation ?”
The Dude : “Oh, the usual. I bowl. Drive around. The occasional acid flashback.”
Bien que Jean-Pierre Pernaut n’en ait pas parlé à la télé, vous n’aurez évidemment pas manqué le fait qu’hier soir, au bowling Foch, c’était le retour du Lebowski Show.
Pour ceux qui auraient passé l’hiver dans une grotte creusoise, petit rappel du principe : prenez une foule (mais genre, une grosse foule) de Parisiens au taquet, de préférence travaillant dans la mode / la prod / l’art / le journalisme (pas celui de Pernaut) / la nuit / des trucs cools, rassemblez les dans un bowling (un bowling, oui, parce que le bowling c’est hot), laissez les boire plus que de raison, formez des équipes marrantes (Blitz, Colette, Sonia Rykiel, Karl …) et organisez leur une compétition. Après, excitez le sound-system et laissez vous aller : avec ces ingrédients, la sauce devrait prendre toute seule.
Bilan : aucune déception pour ce second volet des acharnés de la boule. Le son était parfait (mais pourquoi j’aime autant Tête d’Affiche ? Ce serait tellement plus chic de les trouver mauvais, une fois), les joueurs au top du strike (même ceux qui ne concouraient pas ont scoré à mort après), le champagne assez frais, Rasmus en noeud papillon (on a d’ailleurs fêté son anniv, au cas où on aurait eu besoin d’une nouvelle excuse pour voir si vraiment le champagne était frais), les gens assez beaux (c’est le problème de ces soirées : tout le monde a l’air un peu beau, c’est très énervant).
Bien évidemment, le tout L.A était là : Lionel, Harvey, Greg, Sarah, des modeux en préchauffage de la Fashion Week, des photographes par poignées et même et surtout The Dude en personne, qui a déboulé vers 2h du mat’ avec son peignoir râpé, ses lunettes de soleil et ses tongs (il n’a pas trouvé de méduses transparentes en cette saison dans les magasins). Nico Ullmann rules, of course. En revanche, on n’a pas vu Jesus (peut-être parce que “Nobody fucks with the Jesus”).
A noter : on a pu apercevoir des fesses poilues sur une piste qui n’en demandait pas tant, un des Dj nous a promis avec un entrain touchant et répétitif une “soupe de bananes”, et la galerie Emmanuel Perrotin a remporté la compétition.
Quant à moi, j’avais bien fait de mettre ma robe à paillettes noire, puisque du coup j’étais total raccord avec le dress code de l’équipe Sonia Rykiel. Ce qui me fait penser qu’aujourd’hui, chez H&M, ça doit être un peu la bataille de Yavin. J’irai plutôt lundi.
Bon week-end, les bouleux.

Saturday 20.02.2010
Avant Facebook

Aujourd’hui, l’un de mes frères geeks (oui, mes frères sont ultra geeks, en même temps c’est un peu leur métier), m’a rappelé un email qu’il m’avait envoyé le 11 août 2007. Dans lequel il me disait qu’il fallait que je m’inscrive à un truc nommé “Facebook”, qui selon lui allait être la bombe social-web des 5 prochaines années.
Deux ans et demi plus tard, je regarde avec un certain attendrissement ma réponse à son mail : “C’est quoi ? C’est que pour les étudiants ?”. Je ne savais pas encore combien cette invention étrange changerait ma vie tant personnelle que professionnelle. J’utilise tellement Facebook aujourd’hui que très sincèrement, il m’est devenu aussi difficile de me souvenir de ma vie sans, que de ma vie sans téléphone portable ou email. Ou applis iPhone.
Bien entendu, comme tous les trucs à manipuler avec doigté, Facebook se fait savater. Il y a ceux qui ne s’y sont jamais inscrits (et l’affichent avec une fierté rappelant celle des gens qui n’ont jamais fumé), il y a ceux qui ont “arrêté” (…), ceux qui ricanent et disent que nul (mais y vont tous les jours), ceux qui hurlent (”C’est malsain !”) … Il y a ceux qui s’en foutent, aussi, mais tant mieux pour eux, et ils n’embêtent personne. Ceux qui m’ennuient, ce sont ceux qui disent que “Facebook, c’est mal”.
Fatiguée de ces calomnies infondées, telle Mary McDonnell dans Dances With Wolves, je me dresse avec le poing et défends ardemment cet abominable réseau social addictif, arguments à l’appui.
Avant Facebook, j’oubliais plein d’anniversaires de gens que j’aimais et ça les vexait (je suis nulle en dates).
Avant Facebook, quand je me faisais voler un téléphone portable, je galérais pour en retrouver un de rechange (maintenant, un petit status et hop, trois minutes plus tard on m’en propose douze). Ca marche aussi pour les recherches d’appart, de stagiaires, de Dj, de divx, de contacts à l’étranger, d’amour, etc.
Avant Facebook, quand on rencontrait quelqu’un (un mec sublime, une fille sympa, un contact pro), il fallait immédiatement dégainer son numéro de téléphone, qu’on n’a pas toujours envie de donner. Maintenant, on demande son prénom et on le cherche dans la liste de l’ami qu’on a en commun. Point.
Avant Facebook, quand on voulait garder le contact avec des potes qu’on ne voit pas souvent, il fallait téléphoner. Je ne suis pas très téléphone.
Avant Facebook, quand on ne voulait pas garder le contact avec quelqu’un, on ne pouvait pas lui faire savoir. Maintenant, on le supprime de ses amis, et il le sait.
Avant Facebook, quand on voulait interviewer un people, on passait par son agent ou sa maison d’édition et c’était chiant (maintenant, on lui envoie un petit message Facebook et hop, il nous cale un rdv pour dans trois jours).
Avant Facebook, pour les soirées, on faisait des flyers. Merde, quoi, des flyers.
Avant Facebook, on ne pouvait pas sélectionner les photos qu’on voulait montrer et celles qu’on voulait cacher. Maintenant, on peut se détagger. Et on peut tagger, aussi.
Avant Facebook, on ne savait pas que Truc était un pote de Machin. Ca alors, le monde est petit.
Avant Facebook, on ne pouvait plus créer des clubs à noms débiles passée l’école primaire. Maintenant, il y a les “groupes”.
Avant Facebook, pour rencontrer des gens sur le web, il y avait Meetic. … Seriously, Meetic ?
Avant Facebook, pour chatter avec ses potes, il y avait MSN. … Seriously, MSN ?
Avant Facebook, pour faire une pause au boulot, on était bien emmerdés.
Je pourrais faire une liste de douze pages, mais je vais terminer sur l’essentiel. Le coeur même de la bête, saignant et palpitant.
Avant Facebook, quand on trouvait un garçon à son goût, on pouvait fantasmer pendant des semaines avant d’apprendre après enquête qu’il était maqué, ou marié, ou né en 1987, ou fan d’Arthur, ou adepte du langage SMS-LOL-KIKOO, ou inscrit au groupe “Fier de mon identité nationale”. Maintenant, plus de fantasme inutile : un petit tour sur sa page, et on se calme direct.
Avant Facebook, après une séparation, on ne pouvait apprendre des choses sur son ex qu’en interrogeant les amis communs. On ne pouvait pas savoir quelle gueule avait sa nouvelle copine. On ne pouvait pas non plus apprendre que John jouait de la guitare, que Cindy avait eu un enfant (à ce propos : les photos de profil avec enfant, il faut que cela cesse), que Roger n’avait pas d’humour (il ne capte pas le 3e degré dans les status), ou que Jessica était une super slut (cf. la photo d’elle en string). Maintenant, on peut espionner comme des enfoirés sans que personne ne le sache, et comprendre plein de choses sur son entourage.
En résumé, Facebook, c’est comme un magazine vivant parlant des gens qu’on aime (ou qu’on déteste, ça marche aussi). Où il suffit de SAVOIR GÉRER ses infos (= les photos de vos gamins, votre numéro de téléphone ou les informations de votre vie intime n’ont strictement rien à y foutre, en effet. Et votre patron dans votre liste d’amis, non plus).
Certains disent malgré tout ça que Facebook est borderline.
Ca tombe bien, puisque souvent, ce qui est bordeline est bon (…).
Sur ce, je vais poster cet article sur SayWho, puis le partager sur Facebook. Puisque “If it ain’t on Facebook, it ain’t official”.
“Lol”.

Sunday 14.02.2010
Bazar au brunch et fragments de night.

Vous n’avez pas pu rater la news : aujourd’hui, c’était le premier Brunch Bazar au Comptoir Général.
Lancé par Nadège Winter, le BB rassemble plusieurs teams festifs et créatifs autour d’un concept pour le moins gonflé dans ce monde de brutes : l’échange branché. Oui, j’ai bien dit “l’échange”, comme j’aurais pu dire “entraide”, “coups de main”, “gratuit”, “généreux”, “altruiste”, “bon esprit”, avec même une grosse pointe d’écologie. Mais “branché”, parce qu’on n’est pas non plus à la kermesse de Mémé, évidemment.
Le site (click here) vous détaillera l’affaire mieux que moi, mais globalement, aujourd’hui, après avoir fait la queue (problème du succès d’un opening réussi), le Parisien encore un peu dans le coltard pouvait :
- bruncher chez Cococook (cf. le traiteur bio de l’équipe du feu Chacha)
- apprendre le tricot avec Wool & The Gang (le knit-collectif qui a propulsé la maille home-made au top du glam’)
- shopper des fringues d’occasion aux différents stands de Bon Débarras (avec de la marque de modasse qui fait mal)
- larguer ses enfants aux ateliers d’activité PetitHOOD
- apprendre à danser (I Could never be a dancer)
- glaner des infos écolos (GreenKiss)
- profiter des platines d’Ed Rostand
- faire des trucs cochons avec de la terre glaise (Jean-Michel Bertin et Michael Huard )
- gossiper dans les fauteuils du fond avec un bon café (parce que cette saine ambiance solidaire ne doit pas non plus anesthésier nos meilleures habitudes)
Cet énorme foutoir organisé, très NY Village ou London Spitalfield Market, à l’ambiance colonie de vacances vintage, cadrait parfaitement avec le lieu (au Comptoir Général, la récup’ hante les murs). Malgré quelques couacs dus au rôdage (genre le manque de nourriture, affolant les troupeaux et les dirigeant d’instinct vers un autre point de ravitaillement tels Hôtel du Nord et Chez Prune), la première édition a plu aux visiteurs, et on attend la prochaine, début mars.
Attention cependant aux nullipares noctambules : en raison d’une présence affolante de bambins déchaînés, le volume sonore et l’ambiance bobo-tétine peuvent faire peur. En cas de résistance minimale à ce genre d’agression, ne prévoyez pas un séjour trop long. Mais c’est supportable, je vous rassure.
Et puisque dimanche prochain, il n’y a pas de BB, je vous conseille à la place une expo à la galerie Pierre Cardin : Fragments de Nuits, par Elegangz, expo photo collective sur les nuits parisiennes aujourd’hui (déjà , le thème vous susurre à l’oreille avec la langue). Au menu, Ja’bagh Kaghado, Bertrand Jacquot, Maxime Antonin, Fabien de Serres; Johnny Saïgon … Jusqu’au 3 mars ici.
Si vous êtes plus dans une ambiance ciné, ne ratez pas l’excellent “Anvil”, alias le documentaire sur le groupe metal le plus mythique de la loose universelle. D’une tendresse philosophique étonnante.
Bons dimanches.

Sunday 07.02.2010
Chantal Thomass au secours de Steve Jobs

Hier soir au restaurant Toi, Chantal Thomass organisait un petit apéral au champagne rosé pour nous présenter ses dernières créations de modeuse geek. Le verdict ? Un involontaire coup de pouce à notre ami Steve Jobs qui, suite à sa prestation moyenne de San Francisco, a vu sa cote de hype baisser. Si vous voulez mon avis, il lui doit une fière bretelle.
Je m’explique. La collection, qui proclame - de fait - la gloire de l’iPhone en oubliant le Blackberry, me ravit. Elle mêle coques en rubber, coques en plastique glossy, chaussettes, étuis universels (ah si du coup, les BB y ont droit, flûte), et un sautoir doté d’une clef USB 4 gig. Le tout dans le parfait univers de la dame Thomass, à savoir du rose, du noir, du blanc, de la dentelle, du satin, de la jarretière, du pompon plume, bref, du sexe, de l’effeuillage, de la féminité sulfureuse et élégante à la fois. Yéyé, quoi.
Et ce qui était vraiment cool à cette présentation, outre le champ’, le fait de repartir délicatement lestée de toutes ces petites merveilles (j’ai vraiment un métier de hyène), ou, mieux encore, le fait de parler machine à laver avec Chantal (quand elle m’a dédicacé lesdites coques), c’était de voir Apple retrouver un peu de son panache.
Parce qu’on ne va pas se mentir, Steve, ton iPad, il nous a un peu mollement claqué dans les doigts comme un vieux pétard mouillé. On attendait comme des chiens le plus pur fantasme IT des années 10, le parfait hybride entre iPod Touch, eReader, machine Nespresso et DeLorean-DMC12, le tout avec un design à se masturber devant, et résultat, tu nous donnes peu ou prou une ardoise magique Fisher Price. Ne permettant ni multitask, ni port USB, ni micro, ni caméra, ni Flash … ni surprise ! Car non seulement ton joujou n’est pas exactement au top du groove, mais en plus, nous n’avons eu droit à aucun coup de théâtre (pour lesquels tu es pourtant souvent très fort) : on savait tous à peu près à quoi s’attendre depuis des mois (merci les blogs de geeks).
Alors flûte, tabernacle, bon sang de bonsoir, moi je tape du poing sur la table et je dis : merci Chantal, merci de redorer en scred le blason de la pomme, merci de nous faire rêver, et merci de faire en sorte, cette semaine, que l’oeuvre de Steve fleure de nouveau bon la luxure chic pour exciter nos hormones frétillantes de consommatrice IT. Oui aux coques en guêpière, oui à la clef USB du plaisir, oui à l’iPhone érotique !
PS : Steve, si tu trouves que j’exagère et que tu souhaites me convaincre, je t’autorise dans ma grande mansuétude à m’envoyer un iPad au 10 boulevard des Frères Voisin, Issy les Moulineaux. Je le jure, s’il trouve grâce à mes yeux, je publierai un démenti officiel de mes précédentes accusations. Yours truly.
© Photos Maxime Antonin



Wednesday 03.02.2010
Envie d’avoir Envy ?

Hier soir à la Conserverie, une assemblée de blogueurs étaient invitée à siroter du champagne pour découvrir Envy, le nouvel hebdo féminin du groupe Marie Claire. Parmi eux, l’équipe du magazine bien sûr, des créateurs de mode (Guillaume Henry pour Carven, Karine Arabian, Stéphanie Renoma …), les influents de la toile (Christian Poulot alias le Modalogue, Harvey Ambomo aka le Materialiste, Géraldine Dormoy de Café Mode, James Bort, Caroline Daily …). Et votre serviteuse, qui n’en savait pas plus que les autres sur le nouveau mag en question malgré son appartenance au même groupe de presse - même à nous, on nous cachait tout.
Voici ce qu’il fallait retenir de cette soirée.
1. Il y aurait encore de la place pour des nouveaux hebdos féminins
Après l’échec de Jasmin et l’arrivée de Grazia, après la crise ‘09 et les larmes de la presse, dans un monde où les semaines sont - soyons clairs - rythmés par le sacro-saint ELLE, on se demande comment un groupe de presse peut encore avoir l’idée de lancer un concurrent. J’en ai douté, mes patrons l’ont fait : Envy, hebdo 20/35 ans CSP+, se positionne comme “très nouveau, différent de Grazia, plus modesque, plus people, plus pointu, plus culturel”, et n’a pas peur (ou presque) de débarquer sur le marché.
La meilleure blague, c’est qu’en face, Lagardère (le groupe de ELLE) s’apprête à lancer dans quelques mois Be, un autre hebdo féminin. Préparez la boue et les maillots de bain, ça va fighter dans la presse fem.
2. Les blogueurs se font draguer
Ce cocktail de lancement, dans la jolie Conserverie (vous savez, le petit bar bleu sexy de la rue du Sentier, où l’on avait également lancé la nouvelle version de Say Who), était organisé uniquement pour les blogueurs et blogueuses de pointe. En exclu. Avant même la présentation à la presse. Bizarre ? Non, malin : l’équipe d’Envy semble avoir capté qu’après l’engouement factice de la nouveauté puis la multiplication des blogs à tort et à travers, les blogueurs d’aujourd’hui qui tiennent sur la durée sont vrais, doués, solides, et qu’il faut compter sur eux pour faire l’opinion. Envy leur promet même de les mettre à l’honneur dans le magazine, voire de bosser régulièrement avec eux. Réaction chez les intéressés : “VeryElle nous avait fait le même coup, et ce fut finalement un pétard mouillé … Là ça semble plus sérieux, mais on attend de voir”. Outre cette petite prèz en exclu, les invités auront également le privilège de recevoir le magazine en avant-première tout prochainement.
3. Les garçons, c’est pas incompatible avec les mags féminins
L’équipe s’est présentée tour à tour au micro, et l’une des surprises, outre l’âge plutôt jeune de ses membres, c’est la présence masculine : à la tête d’Envy, aux côtés de la mythique Christelle Parlanti (dont se souviennent tous les lecteurs de 20 ans de l’époque où ce journal était aussi bon que Technikart), on trouve Samuel Loutaty (20 ans, Biba), mais ce n’est pas tout : mode, people, direction artistique, nombre de mâles tiennent les commandes des rubriques. Bon signe.
4. La fin de l’embargo, c’est pour bientôt
Seule déception de la soirée, l’absence de réalité concrète du magazine. Pas d’exemplaire, pas de maquette, pas de date précise de sortie, pas de prix, pas de couv’ : on est restés sur les dents. Il faudra attendre la semaine du 8 février pour en savoir plus. Personnellement, j’espère bien que ce nouvel hebdo sera très bon et déchirera Grazia. Et ouais, je suis corporate à mort, c’est lamentable mais j’adore ça. Marie Claire vaincra !
Et sinon et ça n’a rien à voir, le Scopitone a obtenu son autorisation de nuit, ce qui signifie qu’on peut maintenant y prolonger la fête jusqu’à 6h du mat’. C’est l’équipe du Chacha qui va être contente (ha, ha).
Wednesday 27.01.2010






