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Tu es actrice ? Il est temps de chanter !

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Tu es actrice ? Tu manques de rôles ? Ou juste, quand tu avais 6 ans, tu imitais Madonna devant la glace ? Super ! Il est temps pour toi de chanter et sortir un album, comme toutes les actrices du 21ème siècle qui se respectent ! (mais ne respectent pas le public).

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Pour bien réussir ta nouvelle carrière, voici la recette imparable qui t’emmènera en studio :

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1. Profiter de ta notoriété pour t’entourer des meilleurs musiciens/producteurs
Et oui, c’est l’avantage de ton statut d’actrice célèbre ! Plutôt que de galérer à composer comme tous les vrais musiciens, toi qui n’y connais rien, tu n’as qu’à lever le petit doigt pour faire bosser de grands noms.
L’exemple parfait : Judith Godrèche, qui sortira fin mars son “album” écrit par Julien Doré, Benjamin Biolay ou encore Syd Matters. Une copine journaliste a pu apprécier le résultat à la projection du film qui va avec, “Toutes les filles pleurent”, et oui, effectivement, son charisme sur scène donne apparemment envie de pleurer.
! Attention, choisis bien les artistes dont tu t’entoures, of course. Pas comme Rachida Brakni qui, si elle sait bien choisir ses maris (Eric, je t’aime), prépare actuellement un album avec … Cali. L’erreur bête.

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2. Profiter de ta notoriété pour coloniser les medias
Comme les journalistes aiment tes films (ou ton corps, ou ton père, ou ton mec, ou ton contrat avec Dior ou L’Oréal), pas d’inquiétude lors de la sortie du disque, ils devraient tous t’encenser !
L’exemple parfait : Charlotte Gainsbourg, qui d’ailleurs, l’avoue elle-même. Le visionnage de ses “concerts” aux USA parle pour lui même (allez donc voir sur Youtube) : si Charlotte est une chanteuse, moi, je suis un Jedi. Pourtant, il lui suffit d’éternuer pour provoquer des bêlements d’extase quasi religieuse dans tous les medias. C’est magique. C’est pathétique. C’est le show-business.

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3. Profiter de ta notoriété pour forcer les gens à t’écouter
Si ton album est particulièrement inaudible, il va falloir à ton attaché de presse des trésors d’imagination pour obliger les gens à entendre tes chansons. Sache donc trouver quelqu’un qui redouble d’idées originales.
L’exemple parfait : Emmanuelle Seigner, dont 6 chansons ont tourné en écoute “offerte” dans les salles MK2 pendant des semaines (de quoi devenir allergique au cinéma). Notez bien, le coup des medias détaillé ci-dessus a aussi très bien fonctionné avec elle. Les louanges des Inrocks (merde, quoi, les Inrocks) à propos de son album “Dingue”, total foutage de gueule que j’ai personnellement signalé à Amnesty International comme nouvelle forme de torture, signalent un vrai souci de ligne éditoriale. Pour rire un peu, cliquez ici.
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4. Te maquer avec un musicos
Evidemment … ! C’est l’idéal pour faire aboutir au mieux ton projet. Tu as le choix, mais choisis bien. Barbu, romantique, torturé et décalé étant la recette fétiche pour une collaboration musicien/actrice fructueuse.
L’exemple parfait : Mélanie Laurent et Damien Rice bien sûr (l’album est en préparation), mais aussi Marina Hands et Julien Doré (pour l’instant un projet seulement, confié à un copain journaliste, mais on a hâte d’en savoir plus).

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5. Faire des reprises d’un très grand musicien
Si ton mec n’est pas chanteur et que tu as la flemme de trouver de bons musicos (ou encore, dieu t’en préserve, de vraiment composer ou écrire, haha mais nan je rigole), tu peux reprendre des chansons d’un dieu de la musique et poser ta voix dénuée de charisme dessus. Comme ça, même si c’est nul, les fans dudit musicien achèteront quand même le truc pour voir, et hop, tu rentreras dans tes frais.
L’exemple parfait : Scarlett Johansson et ses covers de Tom Waits, bien sûr, qui nous ont fait bien rigoler les soirs d’hiver.

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6. Faire ta maligne en détournant les critiques
Ah. En voilà une idée géniale. Comme évidemment, des gens pas gentils t’attendent au tournant, tu peux glisser dans ton oeuvre une chanson parlant de tes doutes, de ta passion pour le chant (bien sûr, tu aimes ça depuis toujours, le cinéma c’était un hasard en fait), et des critiques que tu auras peut-être.
L’exemple parfait : Sandrine Kiberlain, et sa chanson “Manquait plus qu’ça”. Les paroles, à base de “Elle fait sa Carla, Elle fait sa Vanessa, Manquait plus qu’ça, Elle va donner d’la voix”, nous coupent l’herbe sous le pied, hein, on est bien embêtés du coup. Rhô.

Voilà, petite actrice célèbre, tu as désormais toutes les clefs en main pour préparer ta nouvelle carrière de chanteuse !!!
Et si tu veux plus de tuyaux, tu peux aussi contacter tes copines Marion Cotillard, Julie Delpy, Victoria Abril, Jeanne Balibar et j’en passe - oui oui, elles sont pléthore à jouer du micro entre deux scènes et pouvoir t’aider !

En revanche, n’appelle pas Emmanuelle Devos : cette vilaine sceptique a osé dire dans la presse qu’elle hallucinait sur cette vague de comédiennes-pseudo-chanteuses et qu’elle-même ne chanterait jamais … Sous prétexte qu’elle ne savait ni composer, ni chanter ! Comme si c’était une raison ! Pffff, mdr, super-lol.

Allez, à bientôt pour écouter ton album. On a hâte.

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Wednesday 24.02.2010

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“Fuck it, Dude, let’s go bowling.”

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Maude Lebowski : “What do you do for recreation ?”
The Dude : “Oh, the usual. I bowl. Drive around. The occasional acid flashback.”

Bien que Jean-Pierre Pernaut n’en ait pas parlé à la télé, vous n’aurez évidemment pas manqué le fait qu’hier soir, au bowling Foch, c’était le retour du Lebowski Show.

Pour ceux qui auraient passé l’hiver dans une grotte creusoise, petit rappel du principe : prenez une foule (mais genre, une grosse foule) de Parisiens au taquet, de préférence travaillant dans la mode / la prod / l’art / le journalisme (pas celui de Pernaut) / la nuit / des trucs cools, rassemblez les dans un bowling (un bowling, oui, parce que le bowling c’est hot), laissez les boire plus que de raison, formez des équipes marrantes (Blitz, Colette, Sonia Rykiel, Karl …) et organisez leur une compétition. Après, excitez le sound-system et laissez vous aller : avec ces ingrédients, la sauce devrait prendre toute seule.

Bilan : aucune déception pour ce second volet des acharnés de la boule. Le son était parfait (mais pourquoi j’aime autant Tête d’Affiche ? Ce serait tellement plus chic de les trouver mauvais, une fois), les joueurs au top du strike (même ceux qui ne concouraient pas ont scoré à mort après), le champagne assez frais, Rasmus en noeud papillon (on a d’ailleurs fêté son anniv, au cas où on aurait eu besoin d’une nouvelle excuse pour voir si vraiment le champagne était frais), les gens assez beaux (c’est le problème de ces soirées : tout le monde a l’air un peu beau, c’est très énervant).

Bien évidemment, le tout L.A était là : Lionel, Harvey, Greg, Sarah, des modeux en préchauffage de la Fashion Week, des photographes par poignées et même et surtout The Dude en personne, qui a déboulé vers 2h du mat’ avec son peignoir râpé, ses lunettes de soleil et  ses tongs (il n’a pas trouvé de méduses transparentes en cette saison dans les magasins). Nico Ullmann rules, of course. En revanche, on n’a pas vu Jesus (peut-être parce que “Nobody fucks with the Jesus”).

A noter : on a pu apercevoir des fesses poilues sur une piste qui n’en demandait pas tant, un des Dj nous a promis avec un entrain touchant et répétitif une “soupe de bananes”, et la galerie Emmanuel Perrotin a remporté la compétition.

Quant à moi, j’avais bien fait de mettre ma robe à paillettes noire, puisque du coup j’étais total raccord avec le dress code de l’équipe Sonia Rykiel. Ce qui me fait penser qu’aujourd’hui, chez H&M, ça doit être un peu la bataille de Yavin. J’irai plutôt lundi.

Bon week-end, les bouleux.

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Saturday 20.02.2010

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Avant Facebook

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Aujourd’hui, l’un de mes frères geeks (oui, mes frères sont ultra geeks, en même temps c’est un peu leur métier), m’a rappelé un email qu’il m’avait envoyé le 11 août 2007. Dans lequel il me disait qu’il fallait que je m’inscrive à un truc nommé “Facebook”, qui selon lui allait être la bombe social-web des 5 prochaines années.

Deux ans et demi plus tard, je regarde avec un certain attendrissement ma réponse à son mail : “C’est quoi ? C’est que pour les étudiants ?”. Je ne savais pas encore combien cette invention étrange changerait ma vie tant personnelle que professionnelle. J’utilise tellement Facebook aujourd’hui que très sincèrement, il m’est devenu aussi difficile de me souvenir de ma vie sans, que de ma vie sans téléphone portable ou email. Ou applis iPhone.

Bien entendu, comme tous les trucs à manipuler avec doigté, Facebook se fait savater. Il y a ceux qui ne s’y sont jamais inscrits (et l’affichent avec une fierté rappelant celle des gens qui n’ont jamais fumé), il y a ceux qui ont “arrêté” (…), ceux qui ricanent et disent que nul (mais y vont tous les jours), ceux qui hurlent (”C’est malsain !”) … Il y a ceux qui s’en foutent, aussi, mais tant mieux pour eux, et ils n’embêtent personne. Ceux qui m’ennuient, ce sont ceux qui disent que “Facebook, c’est mal”.

Fatiguée de ces calomnies infondées, telle Mary McDonnell dans Dances With Wolves, je me dresse avec le poing et défends ardemment cet abominable réseau social addictif, arguments à l’appui.

Avant Facebook, j’oubliais plein d’anniversaires de gens que j’aimais et ça les vexait (je suis nulle en dates).
Avant Facebook, quand je me faisais voler un téléphone portable, je galérais pour en retrouver un de rechange (maintenant, un petit status et hop, trois minutes plus tard on m’en propose douze). Ca marche aussi pour les recherches d’appart, de stagiaires, de Dj, de divx, de contacts à l’étranger, d’amour, etc.
Avant Facebook, quand on rencontrait quelqu’un (un mec sublime, une fille sympa, un contact pro), il fallait immédiatement dégainer son numéro de téléphone, qu’on n’a pas toujours envie de donner. Maintenant, on demande son prénom et on le cherche dans la liste de l’ami qu’on a en commun. Point.
Avant Facebook, quand on voulait garder le contact avec des potes qu’on ne voit pas souvent, il fallait téléphoner. Je ne suis pas très téléphone.
Avant Facebook, quand on ne voulait pas garder le contact avec quelqu’un, on ne pouvait pas lui faire savoir. Maintenant, on le supprime de ses amis, et il le sait.
Avant Facebook, quand on voulait interviewer un people, on passait par son agent ou sa maison d’édition et c’était chiant (maintenant, on lui envoie un petit message Facebook et hop, il nous cale un rdv pour dans trois jours).
Avant Facebook, pour les soirées, on faisait des flyers. Merde, quoi, des flyers.
Avant Facebook, on ne pouvait pas sélectionner les photos qu’on voulait montrer et celles qu’on voulait cacher. Maintenant, on peut se détagger. Et on peut tagger, aussi.
Avant Facebook, on ne savait pas que Truc était un pote de Machin. Ca alors, le monde est petit.
Avant Facebook, on ne pouvait plus créer des clubs à noms débiles passée l’école primaire. Maintenant, il y a les “groupes”.
Avant Facebook, pour rencontrer des gens sur le web, il y avait Meetic. … Seriously, Meetic ?
Avant Facebook, pour chatter avec ses potes, il y avait MSN. … Seriously, MSN ?
Avant Facebook, pour faire une pause au boulot, on était bien emmerdés.

Je pourrais faire une liste de douze pages, mais je vais terminer sur l’essentiel. Le coeur même de la bête, saignant et palpitant.
Avant Facebook, quand on trouvait un garçon à son goût, on pouvait fantasmer pendant des semaines avant d’apprendre après enquête qu’il était maqué, ou marié, ou né en 1987, ou fan d’Arthur, ou adepte du langage SMS-LOL-KIKOO, ou inscrit au groupe “Fier de mon identité nationale”. Maintenant, plus de fantasme inutile : un petit tour sur sa page, et on se calme direct.
Avant Facebook, après une séparation, on ne pouvait apprendre des choses sur son ex qu’en interrogeant les amis communs. On ne pouvait pas savoir quelle gueule avait sa nouvelle copine. On ne pouvait pas non plus apprendre que John jouait de la guitare, que Cindy avait eu un enfant (à ce propos : les photos de profil avec enfant, il faut que cela cesse), que Roger n’avait pas d’humour (il ne capte pas le 3e degré dans les status), ou que Jessica était une super slut (cf. la photo d’elle en string). Maintenant, on peut espionner comme des enfoirés sans que personne ne le sache, et comprendre plein de choses sur son entourage.

En résumé, Facebook, c’est comme un magazine vivant parlant des gens qu’on aime (ou qu’on déteste, ça marche aussi). Où il suffit de SAVOIR GÉRER ses infos (= les photos de vos gamins, votre numéro de téléphone ou les informations de votre vie intime n’ont strictement rien à y foutre, en effet. Et votre patron dans votre liste d’amis, non plus).

Certains disent malgré tout ça que Facebook est borderline.
Ca tombe bien, puisque souvent, ce qui est bordeline est bon
(…).
Sur ce, je vais poster cet article sur SayWho, puis le partager sur Facebook. Puisque “If it ain’t on Facebook, it ain’t official”.
“Lol”.

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Sunday 14.02.2010

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Bazar au brunch et fragments de night.

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Vous n’avez pas pu rater la news : aujourd’hui, c’était le premier Brunch Bazar au Comptoir Général.

Lancé par Nadège Winter, le BB rassemble plusieurs teams festifs et créatifs autour d’un concept pour le moins gonflé dans ce monde de brutes :  l’échange branché. Oui, j’ai bien dit “l’échange”, comme j’aurais pu dire “entraide”, “coups de main”, “gratuit”, “généreux”, “altruiste”, “bon esprit”, avec même une grosse pointe d’écologie. Mais “branché”, parce qu’on n’est pas non plus à la kermesse de Mémé, évidemment.

Le site (click here) vous détaillera l’affaire mieux que moi, mais globalement, aujourd’hui, après avoir fait la queue (problème du succès d’un opening réussi), le Parisien encore un peu dans le coltard pouvait :
- bruncher chez Cococook (cf. le traiteur bio de l’équipe du feu Chacha)
- apprendre le tricot avec Wool & The Gang (le knit-collectif qui a propulsé la maille home-made au top du glam’)
- shopper des fringues d’occasion aux différents stands de Bon Débarras (avec de la marque de modasse qui fait mal)
- larguer ses enfants aux ateliers d’activité PetitHOOD
- apprendre à danser (I Could never be a dancer)
- glaner des infos écolos (GreenKiss)
- profiter des platines d’Ed Rostand
- faire des trucs cochons avec de la terre glaise (Jean-Michel Bertin et Michael Huard )
- gossiper dans les fauteuils du fond avec un bon café (parce que cette saine ambiance solidaire ne doit pas non plus anesthésier nos meilleures habitudes)

Cet énorme foutoir organisé, très NY Village ou London Spitalfield Market, à l’ambiance colonie de vacances vintage, cadrait parfaitement avec le lieu (au Comptoir Général, la récup’ hante les murs). Malgré quelques couacs dus au rôdage (genre le manque de nourriture, affolant les troupeaux et les dirigeant d’instinct vers un autre point de ravitaillement tels Hôtel du Nord et Chez Prune), la première édition a plu aux visiteurs, et on attend la prochaine, début mars.

Attention cependant aux nullipares noctambules : en raison d’une présence affolante de bambins déchaînés, le volume sonore et l’ambiance bobo-tétine peuvent faire peur. En cas de résistance minimale à ce genre d’agression, ne prévoyez pas un séjour trop long. Mais c’est supportable, je vous rassure.

Et puisque dimanche prochain, il n’y a pas de BB, je vous conseille à la place une expo à la galerie Pierre Cardin : Fragments de Nuits, par Elegangz, expo photo collective sur les nuits parisiennes aujourd’hui (déjà, le thème vous susurre à l’oreille avec la langue). Au menu, Ja’bagh Kaghado, Bertrand Jacquot, Maxime Antonin, Fabien de Serres; Johnny Saïgon … Jusqu’au 3 mars ici.

Si vous êtes plus dans une ambiance ciné, ne ratez pas l’excellent “Anvil”, alias le documentaire sur le groupe metal le plus mythique de la loose universelle. D’une tendresse philosophique étonnante.

Bons dimanches.

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Sunday 07.02.2010

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Chantal Thomass au secours de Steve Jobs

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Hier soir au restaurant Toi, Chantal Thomass organisait un petit apéral au champagne rosé pour nous présenter ses dernières créations de modeuse geek. Le verdict ? Un involontaire coup de pouce à notre ami Steve Jobs qui, suite à sa prestation moyenne de San Francisco, a vu sa cote de hype baisser. Si vous voulez mon avis, il lui doit une fière bretelle.

Je m’explique. La collection, qui proclame - de fait - la gloire de l’iPhone en oubliant le Blackberry, me ravit. Elle mêle coques en rubber, coques en plastique glossy, chaussettes, étuis universels (ah si du coup, les BB y ont droit, flûte), et un sautoir doté d’une clef USB 4 gig. Le tout dans le parfait univers de la dame Thomass, à savoir du rose, du noir, du blanc, de la dentelle, du satin, de la jarretière, du pompon plume, bref, du sexe, de l’effeuillage, de la féminité sulfureuse et élégante à la fois. Yéyé, quoi.

Et ce qui était vraiment cool à cette présentation, outre le champ’, le fait de repartir délicatement lestée de toutes ces petites merveilles (j’ai vraiment un métier de hyène), ou, mieux encore, le fait de parler machine à laver avec Chantal (quand elle m’a dédicacé lesdites coques), c’était de voir Apple retrouver un peu de son panache.

Parce qu’on ne va pas se mentir, Steve, ton iPad, il nous a un peu mollement claqué dans les doigts comme un vieux pétard mouillé. On attendait comme des chiens le plus pur fantasme IT des années 10, le parfait hybride entre iPod Touch, eReader, machine Nespresso et DeLorean-DMC12, le tout avec un design à se masturber devant, et résultat, tu nous donnes peu ou prou une ardoise magique Fisher Price. Ne permettant ni multitask, ni port USB, ni micro, ni caméra, ni Flash … ni surprise ! Car non seulement ton joujou n’est pas exactement au top du groove, mais en plus, nous n’avons eu droit à aucun coup de théâtre (pour lesquels tu es pourtant souvent très fort) : on savait tous à peu près à quoi s’attendre depuis des mois (merci les blogs de geeks).

Alors flûte, tabernacle, bon sang de bonsoir, moi je tape du poing sur la table et je dis : merci Chantal, merci de redorer en scred le blason de la pomme, merci de nous faire rêver, et merci de faire en sorte, cette semaine, que l’oeuvre de Steve fleure de nouveau bon la luxure chic pour exciter nos hormones frétillantes de consommatrice IT. Oui aux coques en guêpière, oui à la clef USB du plaisir, oui à l’iPhone érotique !

PS : Steve, si tu trouves que j’exagère et que tu souhaites me convaincre, je t’autorise dans ma grande mansuétude à m’envoyer un iPad au 10 boulevard des Frères Voisin, Issy les Moulineaux. Je le jure, s’il trouve grâce à mes yeux, je publierai un démenti officiel de mes précédentes accusations. Yours truly.

© Photos Maxime Antonin

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Wednesday 03.02.2010

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