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Sans alcool, la fête n’est pas molle ? … Sérieux ?

“L’alcool est une manière de réagir à la vie dans un environnement surpeuplé.” (Jim Morrison, célèbre philosophe du 17è siècle)
Il se passe un truc bizarre dans Paris en ce moment. A l’issue de la période des fêtes, certains affirment avec force, la main sur le coeur et le regard fier : “C’est décidé, je me fais un mois sans alcool ! Ca va me faire du bien.” Généralement, ils tiennent deux jours (puisqu’on sort moins en période des fêtes qu’en période normale), mais là n’est pas le sujet. Moi, ce qui me fait vraiment halluciner, ce sont les gens qui ne boivent JAMAIS à l’apéro, aux dîners ou en soirées. De vraies personnes humaines, pourtant. Des fêtards, même, des hooligans de la night … !
Je vous parle de ça parce qu’il y a quelques jours, j’étais en vadrouille avec deux copains qui ne boivent pas, Adan et Chloé pour ne pas les nommer. Etant du genre à boire une coupe ou deux en soirées (….. hum), je me suis rendue compte qu’il n’y avait pas QUE des Fun Bobbys (cf. ici) dans la vie, toujours à commencer leurs anecdotes marrantes par : “L’autre soir, j’étais total torché, quand soudain …”. Pas que des gens qui dansent avec les shots, chantent la vie éthylique, savourent l’euphorie des bulles et envoient des sms regrettables quand vient l’aube, avant de péniblement s’enfiler deux Alka-Seltzer afin d’assurer au taff le lendemain. Les gens dont je vous parle ne fuient pas seulement l’excès d’éthanol sévère ou la cuite nucléaire, non, ils ne dégustent MÊME PAS un bon petit Chablis de temps à autre ( … sigh). Et restent quand même gais comme de jeunes pinsons.
Moi, ça me sidère.
Premier exemple : Adan, plus connu sous le nom d’Adanowsky*. Chanteur et musicien émérite, noceur fini, meilleur ami de Nico Ullmann, il pourrait être un alcoolique notoire (flûte quoi, c’est un rockeur et il est d’origine sud-américaine, il pourrait au moins se mettre minable à la tequila). Mais non. Depuis deux ans, Adan n’a pas bu une goutte. Et il kiffe. “L’alcool est devenu une addiction courante, tout le monde boit, et ce n’est finalement pas normal. Je ne veux pas dépendre de quelque chose. Alors j’ai décidé de ne plus me droguer liquidement. Le problème est que les gens ne savent pas boire en soirée. Ils enchainent verres sur verres, se bourrent la gueule bêtement, pour oublier, draguer, etre plus sûrs d’eux. Je n’ai pas besoin de l’alcool pour etre plus sûr de moi. Je m’aime et m’assume. La drogue est bonne comme expérience, mais pas comme une dépendance. J’aime mon corps, je n’ai pas besoin de lui faire subir ca. Et oui je me sens parfois un peu décalé, mais je ne juge personne. Si tu as envie de te suicider, ce n’est pas mon problème.” Hein, mais non Adan, j’ai pas envie de me suicider enfin ! “Maintenant que j’ai éliminé l’alcool, je ne déprime jamais, je suis beaucoup plus endurant en faisant l’amour, j’ai plus d’appétit, d’énergie, je suis mille fois plus actif dans ma vie et j’ai réussi comme artiste. Mon corps m’a remercié et donné quelque chose en retour.” Plus endurant en faisant l’amour, jamais déprimé, star au Mexique, bon, ok, Adan a de bons arguments.
Autre copine alcohol-free, Chloé Saada, la star des cupcakes**, une vraie party-girl. “J’ai jamais bu, mais c’est surtout parce que je trouve l’alcool dégueulasse, je déteste le goût.” Bon, ok, tu n’aimes pas le divin nectar, mais question pertinente : ça te manque pas un peu de devenir dingo en soirée ?! “Ben, j’ai pas besoin de ça pour le devenir ! J’arrive tôt, les gens sont encore sobres, et après, l’adrénaline monte en même temps qu’eux, je tourne fofolle sans devoir pour autant enchaîner les verres ! Je me sens plus décalée si j’arrive tard, par exemple, et que je ne suis pas à fond direct dans la fête alors que tout le monde est défracté. Mais ça me fait plus ça quand les gens sont drogués que bourrés, en fait. L’intérêt quand tu bois pas, c’est que tu peux vraiment sortir tous les soirs, ton corps récupère vachement mieux. Au Baron, on est toute une bande d’habitués qui ne boit pas : Bak, Alban, Chris … On se repère en soirées, parce qu’on est les seuls à avoir des bonnes gueules !” Ce n’est pas très gentil de se moquer, Chloé. “Le seul truc, c’est que quand tu couches avec un mec tu peux pas prendre l’excuse classique “Ouais nan mais j’étais bourrée …”. Ah oui, ça, ça craint quand même. “En tous cas je passe ma vie en soirées, je papote, je m’éclate et je recommence le lendemain”.
Pourquoi je vous raconte tout ça ? Je sais pas, comme ça. Je ne suis pas là pour prôner les vertus de l’alcool (si on cherche bien, y en a plein) ni ses inconvénients (là , pas besoin de bien chercher pour les trouver). De toutes façons, tout le monde s’en fout, et tout le monde connaît son sujet. Je voulais juste partager avec vous mon respect stupéfait face à ces party fêtards qui tournent au coca light (et, je le précise, ne prennent pas de drogue non plus, sinon ça compte pas). Ces non-fantômes qui hantent les clubs avec un regard net, et tous leurs souvenirs le lendemain. Je suis un peu jalouse d’eux (surtout quand je me réveille avec un masque Dogon en guise de cerveau). Et en même temps, je les plains (un bon Chardonnay ou une piscine-violette, c’est aussi délicieux qu’un Opéra de chez Lenôtre, non ?). Bref.
Sur ce je vous propose quand même d’écouter “L’alcool” de Gainsbourg en cliquant ici parce que ça, ça ne fait jamais de mal pour voir la vie en cirrhose.
A la vôtre !
*http://www.myspace.com/adanowsky
** http://www.cakechloes.com/
Thursday 07.01.2010







le 07.01.2010 Ã 17h30
Rasmus
ahaha, je vais le tenir mon mois - même que je vais en faire deux! et hop!
le 07.01.2010 Ã 17h32
caroline
Nan Rasmaousse, le 14 au soir aux Sts Pères tu boiras au moins une gorgée de champagne, c’est un ordre, patron ..!!!