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Envie d’avoir Envy ?

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Hier soir à la Conserverie, une assemblée de blogueurs étaient invitée à siroter du champagne pour découvrir Envy, le nouvel hebdo féminin du groupe Marie Claire. Parmi eux, l’équipe du magazine bien sûr, des créateurs de mode (Guillaume Henry pour Carven, Karine Arabian, Stéphanie Renoma …), les influents de la toile (Christian Poulot alias le Modalogue, Harvey Ambomo aka le Materialiste, Géraldine Dormoy de Café Mode, James Bort, Caroline Daily …). Et votre serviteuse, qui n’en savait pas plus que les autres sur le nouveau mag en question malgré son appartenance au même groupe de presse - même à nous, on nous cachait tout.

Voici ce qu’il fallait retenir de cette soirée.

1. Il y aurait encore de la place pour des nouveaux hebdos féminins
Après l’échec de Jasmin et l’arrivée de Grazia, après la crise ‘09 et les larmes de la presse, dans un monde où les semaines sont - soyons clairs - rythmés par le sacro-saint ELLE, on se demande comment un groupe de presse peut encore avoir l’idée de lancer un concurrent. J’en ai douté, mes patrons l’ont fait : Envy, hebdo 20/35 ans CSP+, se positionne comme “très nouveau, différent de Grazia, plus modesque, plus people, plus pointu, plus culturel”, et n’a pas peur (ou presque) de débarquer sur le marché.
La meilleure blague, c’est qu’en face, Lagardère (le groupe de ELLE) s’apprête à lancer dans quelques mois Be, un autre hebdo féminin. Préparez la boue et les maillots de bain, ça va fighter dans la presse fem.

2. Les blogueurs se font draguer
Ce cocktail de lancement, dans la jolie Conserverie (vous savez, le petit bar bleu sexy de la rue du Sentier, où l’on avait également lancé la nouvelle version de Say Who), était organisé uniquement pour les blogueurs et blogueuses de pointe. En exclu. Avant même la présentation  à la presse. Bizarre ? Non, malin : l’équipe d’Envy semble avoir capté qu’après l’engouement factice de la nouveauté puis la multiplication des blogs à tort et à travers, les blogueurs d’aujourd’hui qui tiennent sur la durée sont vrais, doués, solides, et qu’il faut compter sur eux pour faire l’opinion. Envy leur promet même de les mettre à l’honneur dans le magazine, voire de bosser régulièrement avec eux. Réaction chez les intéressés : “VeryElle nous avait fait le même coup, et ce fut finalement un pétard mouillé … Là ça semble plus sérieux, mais on attend de voir”. Outre cette petite prèz en exclu, les invités auront également le privilège de recevoir le magazine en avant-première tout prochainement.

3. Les garçons, c’est pas incompatible avec les mags féminins
L’équipe s’est présentée tour à tour au micro, et l’une des surprises, outre l’âge plutôt jeune de ses membres, c’est la présence masculine : à la tête d’Envy, aux côtés de la mythique Christelle Parlanti (dont se souviennent tous les lecteurs de 20 ans de l’époque où ce journal était aussi bon que Technikart), on trouve Samuel Loutaty (20 ans, Biba), mais ce n’est pas tout : mode, people, direction artistique, nombre de mâles tiennent les commandes des rubriques. Bon signe.

4. La fin de l’embargo, c’est pour bientôt
Seule déception de la soirée, l’absence de réalité concrète du magazine. Pas d’exemplaire, pas de maquette, pas de date précise de sortie, pas de prix, pas de couv’ : on est restés sur les dents. Il faudra attendre la semaine du 8 février pour en savoir plus. Personnellement, j’espère bien que ce nouvel hebdo sera très bon et déchirera Grazia. Et ouais, je suis corporate à mort, c’est lamentable mais j’adore ça. Marie Claire vaincra !

Et sinon et ça n’a rien à voir, le Scopitone a obtenu son autorisation de nuit, ce qui signifie qu’on peut maintenant y prolonger la fête jusqu’à 6h du mat’. C’est l’équipe du Chacha qui va être contente (ha, ha).

Wednesday 27.01.2010

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I ♥ Paris on the web

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Une fois n’est pas coutume, parlons d’autres sites que le nôtre, ô toi notre fidèle webzaïne Saywho, roi des nuits parisiennes et surtout parisianistes.

Auteure d’un livre sur les Parisiens (et hop, coup de pub, je vais me gêner, et hop vous pouvez même en lire des extraits ici), dont je vous reparlerai lors de sa parution prochaine, j’ai du arpenter sans relâche non seulement la capitale pour me documenter, mais aussi les avatars Internet de notre ville chérie. Je vous donne une infime partie du résultat de ma pêche, ça peut vous intéresser … sales parisiens que vous êtes (ce qui dans ma divine bouche est le plus haut, le plus beau, le plus sexy des compliments).

Pour les soirées, les lieux, les adresses et autres bons plans, il y a évidemment l’incontournable Parissi d’Edouard Rostand (Edouard qui a un blog sur Saywho, oui, tout se tient, c’est magique et consanguin, c’est parisien). Il y a aussi bien sûr l’éternel Figaroscope , qui fait souvent des dossiers à thèmes marrants et teste bars et restos à tire-larigot. J’aime aussi Paris Loves Me, la Blogothèque pour les concerts (maintenant qu’ils sont maqués avec le Scopitone, c’est encore plus pertinent côté parisiens), voire Infos Bar.

Pour les filles à priori mais pas que (les garçons y trouveront aussi leur compte), MyLittleParis checke toutes les bonnes nouvelles adresses et proposent des bons plans régulièrement, avec même une appli iPhone. Même topo sur Do It In Paris, à l’interface girly et aux sujets féminins, mais qui donne de façon universelle des news restos, fashion ou bars. Encore un féminin mais qui aura l’originalité de bientôt proposer un club avec des avantages intéressants (type conciergerie ou réducs), le mignon Itinéraires d’une Parisienne. Et pour un blog de parigote qui parle de tout et de rien (humeurs, news ou adresses) avec assez de décalage pour accrocher, c’est Tendance Parisienne.

Sur Facebook, outre les milliers de sites de clubs/bars/restos/soirées, auxquels vous êtes évidemment déja abonnés, il existe une avalanche de groupes plus ou moins intéressants concernant Paris (plutôt moins que plus, pour être franche). La fanpage Paris donne des infos dont on peut se passer, les groupes revanchards sont insupportables, les chauvins sont inégaux. J’aime assez Tu sais que t’es un vrai Parisien quand … . Pour rigoler deux minutes, parce qu’il sait se poiler là où ça fait mal. Même esprit sur le site web Tu es Parisien, qui fonctionne sur le même thème que “VDM” par exemple, avec ajouts faits par les internautes. On y appréciera particulièrement “Tu es Parisien quand tu es ami avec Rasmus sur Facebook” (hahaha). Bon sinon il y a aussi le groupe Facebook des Parisiens.net évidemment (mais oui, 2e coup de pub, mais c’est pour ton bien jeune internaute, te te jure, il y a des blagues presque drôles et des news presque intéressantes).

Enfin, ringardissime mais j’adore (ce n’est pas un scoop, je suis hyper ringarde), il existe toujours le fameux I love rien I’m parisien, dont il faudra un jour que je me décide à acheter le t-shirt, parce qu’il est trop super jiggy. Même si un bon vieux “I ♥ Paris” acheté dans une boutique à toutous non loin de la Butte ou de la Tour sera toujours plus efficace dans sa simplicité basique.

J’ai évidemment oublié plein de sites mais je n’ai pas que ça à faire non plus. N’hésitez pas à les ajouter dans votre fièvre de surfeur accompli. Merci.

Et bon week-end à Paris, surtout.

Friday 22.01.2010

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Sans alcool, la fête n’est pas molle ? … Sérieux ?

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“L’alcool est une manière de réagir à la vie dans un environnement surpeuplé.” (Jim Morrison, célèbre philosophe du 17è siècle)

Il se passe un truc bizarre dans Paris en ce moment. A l’issue de la période des fêtes, certains affirment avec force, la main sur le coeur et le regard fier : “C’est décidé, je me fais un mois sans alcool ! Ca va me faire du bien.” Généralement, ils tiennent deux jours (puisqu’on sort moins en période des fêtes qu’en période normale), mais là n’est pas le sujet. Moi, ce qui me fait vraiment halluciner, ce sont les gens qui ne boivent JAMAIS à l’apéro, aux dîners ou en soirées. De vraies personnes humaines, pourtant. Des fêtards, même, des hooligans de la night … !

Je vous parle de ça parce qu’il y a quelques jours, j’étais en vadrouille avec deux copains qui ne boivent pas, Adan et Chloé pour ne pas les nommer. Etant du genre à boire une coupe ou deux en soirées (….. hum), je me suis rendue compte qu’il n’y avait pas QUE des Fun Bobbys (cf. ici) dans la vie, toujours à commencer leurs anecdotes marrantes par : “L’autre soir, j’étais total torché, quand soudain …”. Pas que des gens qui dansent avec les shots, chantent la vie éthylique, savourent l’euphorie des bulles et envoient des sms regrettables quand vient l’aube, avant de péniblement s’enfiler deux Alka-Seltzer afin d’assurer au taff le lendemain. Les gens dont je vous parle ne fuient pas seulement l’excès d’éthanol sévère ou la cuite nucléaire, non, ils ne dégustent MÊME PAS un bon petit Chablis de temps à autre ( … sigh). Et restent quand même gais comme de jeunes pinsons.

Moi, ça me sidère.

Premier exemple : Adan, plus connu sous le nom d’Adanowsky*. Chanteur et musicien émérite, noceur fini, meilleur ami de Nico Ullmann, il pourrait être un alcoolique notoire (flûte quoi, c’est un rockeur et il est d’origine sud-américaine, il pourrait au moins se mettre minable à la tequila). Mais non. Depuis deux ans, Adan n’a pas bu une goutte. Et il kiffe.  “L’alcool est devenu une addiction courante, tout le monde boit, et ce n’est finalement pas normal. Je ne veux pas dépendre de quelque chose. Alors j’ai décidé de ne plus me droguer liquidement. Le problème est que les gens ne savent pas boire en soirée. Ils enchainent verres sur verres, se bourrent la gueule bêtement, pour oublier, draguer, etre plus sûrs d’eux. Je n’ai pas besoin de l’alcool pour etre plus sûr de moi. Je m’aime et m’assume. La drogue est bonne comme expérience, mais pas comme une dépendance. J’aime mon corps, je n’ai pas besoin de lui faire subir ca. Et oui je me sens parfois un peu décalé, mais je ne juge personne. Si tu as envie de te suicider, ce n’est pas mon problème.” Hein, mais non Adan, j’ai pas envie de me suicider enfin ! “Maintenant que j’ai éliminé l’alcool, je ne déprime jamais, je suis beaucoup plus endurant en faisant l’amour, j’ai plus d’appétit, d’énergie, je suis mille fois plus actif dans ma vie et j’ai réussi comme artiste. Mon corps m’a remercié et donné quelque chose en retour.” Plus endurant en faisant l’amour, jamais déprimé, star au Mexique, bon, ok, Adan a de bons arguments.

Autre copine alcohol-free, Chloé Saada, la star des cupcakes**, une vraie party-girl. “J’ai jamais bu, mais c’est surtout parce que je trouve l’alcool dégueulasse, je déteste le goût.” Bon, ok, tu n’aimes pas le divin nectar, mais question pertinente : ça te manque pas un peu de devenir dingo en soirée ?! “Ben, j’ai pas besoin de ça pour le devenir ! J’arrive tôt, les gens sont encore sobres, et après, l’adrénaline monte en même temps qu’eux, je tourne fofolle sans devoir pour autant enchaîner les verres ! Je me sens plus décalée si j’arrive tard, par exemple, et que je ne suis pas à fond direct dans la fête alors que tout le monde est défracté. Mais ça me fait plus ça quand les gens sont drogués que bourrés, en fait. L’intérêt quand tu bois pas, c’est que tu peux vraiment sortir tous les soirs, ton corps récupère vachement mieux. Au Baron, on est toute une bande d’habitués qui ne boit pas : Bak, Alban, Chris … On se repère en soirées, parce qu’on est les seuls à avoir des bonnes gueules !” Ce n’est pas très gentil de se moquer, Chloé. “Le seul truc, c’est que quand tu couches avec un mec tu peux pas prendre l’excuse classique “Ouais nan mais j’étais bourrée …”. Ah oui, ça, ça craint quand même. “En tous cas je passe ma vie en soirées, je papote, je m’éclate et je recommence le lendemain”.

Pourquoi je vous raconte tout ça ? Je sais pas, comme ça. Je ne suis pas là pour prôner les vertus de l’alcool (si on cherche bien, y en a plein) ni ses inconvénients (là, pas besoin de bien chercher pour les trouver). De toutes façons, tout le monde s’en fout, et tout le monde connaît son sujet. Je voulais juste partager avec vous mon respect stupéfait face à ces party fêtards qui tournent au coca light (et, je le précise, ne prennent pas de drogue non plus, sinon ça compte pas). Ces non-fantômes qui hantent les clubs avec un regard net, et tous leurs souvenirs le lendemain. Je suis un peu jalouse d’eux (surtout quand je me réveille avec un masque Dogon en guise de cerveau). Et en même temps, je les plains (un bon Chardonnay ou une piscine-violette, c’est aussi délicieux qu’un Opéra de chez Lenôtre, non ?). Bref.

Sur ce je vous propose quand même d’écouter “L’alcool” de Gainsbourg en cliquant ici parce que ça, ça ne fait jamais de mal pour voir la vie en cirrhose.

A la vôtre !

*http://www.myspace.com/adanowsky
** http://www.cakechloes.com/

Thursday 07.01.2010

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