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Festival de Marrakech : Dior m’a tuer
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Parce que dans la vie mondaine, il n’y a pas que Paris, ce week-end, je suis allée à l’ouverture du Festival international du film de Marrakech, alias le petit Cannes Marocain.
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Au programme du festival : projections bien sûr, mais aussi teufs, cérémonies et champagne, verre à la Mamounia (récemment redécorée par l’inévitable Jacques Garcia, et où l’on croise Cécilia Attias qui se permet d’être terrible même en peignoir sans maquillage, c’est très énervant), et profitage éhonté du Sofitel Lounge & Spa (l’hôtel que quand tu passes une nuit dedans, tu veux y emménager à vie). On n’est pas là QUE pour se cultiver ou travailler, quand même.
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Vendredi, c’était l’opening, avec montée des marches (un grand moment, surtout quand vous passez derrière Audrey Marnay et Kim Cattrall, que vous êtes parfaitement inconnue et que ces goujats de photographes cessent illico tout flash à votre approche), projection d’un beau film ultra déprimant (John Rabe, de Florian Gallenberger), et grand dîner d’ouverture avec le frère du roi, le prince Moulay Rachid, président du Festival. Je n’étais (bizarrement) pas placée à sa table, mais ai bien senti sa présence, puisque grâce à lui, on a eu droit à une soirée à thème “eau+coca” : tradition oblige, pas de vin quand la famille royale est de la partie. Imaginez la tête de tous ces gens du cinéma et du journalisme (autrement dit, tous ces alcooliques notoires), rassemblés dans un grand raout où se succèdent d’énormes et délicieux plats (concoctés par les cuisines du Palais), sans une seule goutte de vin, pas même un apéro … ?! Mythique. Et à devenir fou. Personnellement, j’ai songé à feindre un problème de santé nécessitant un médicament précis pour être véhiculée à l’hôtel en plein milieu du repas afin de pouvoir y vider frénétiquement mon mini-bar. Mais je sais me tenir, et ai donc attendu comme tout le monde le dessert pour foncer à la soirée suivante et descendre une dizaine de coupes en un temps record. Ce qui m’a permis de danser telle une jeune possédée aux côtés de Victoria Abril (toujours la pêche), tout en reluquant subtilement Ali Baddou au bar. C’est en effet notre journaliste philosophe de Canal qui chaque soir sur scène anime le festival, incarnant un savoureux mélange local de Melvil Poupaud et Jean-Luc Delarue.
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Le lendemain, c’était Dior qui jouait les hôtes avec un dîner ultra privé à l’hôtel Es Saadi. Cascades de fleurs, tentures grises et robes insensées, la soirée a fini à plus de 4h du mat sous les platines de Béatrice Ardisson. Champagne encore, donc, et très bon son. Cette fois, c’est à côté de Vahina Giocante que j’ai bougé mon corps avec panache (ou presque), tandis qu’Ali B. ne se déplaçait tout fringant qu’avec une permanente grappe de 6 ou 7 poulettes hilares sapées et chaussées à 4 millions de dirhams (enfin, à vue de nez). Ce qui le rendait moins séduisant, forcément. Côté peoples, on retrouvait les mêmes que la veille, avec en über-guest-star fraîchement débarquée un Christophe Walken plus charismatique que jamais malgré son coup de vieux. Quelques heures plus tôt, le festival lui rendait hommage en projetant ses meilleures scènes, et lors de son arrivée on stage pour recevoir son trophée des mains de Fanny Ardant, tout le public s’est mis à crier de concert et en furie dans une magnifique standing ovation. Nous étions fous, nous étions beaux, nous étions “Viva Walken”.
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Côté cinéma, puisqu’on est quand même là pour ça, cette édition rendait hommage à la Corée (pourquoi pas), mais aussi à Christopher Walken donc, Saïd Taghmaoui, Ben Kingsley et Emir Kusturica - qui donne d’ailleurs une masterclass cette semaine dans le cadre du festival, tout comme Jim Jarmusch. Au jury, on compte le réalisateur iranien Abbas Kiarostami, Fanny Ardant, Elia Suleiman, Isabella Ferrari, Lahcen Zinoun, Mike Figgis, l’actrice indienne Nandita Das, le réalisateur argentin Pablo Trapero, mais aussi Christophe Honoré et Marisa Paredes.
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Quant à moi, je suis rentrée à Paris et c’est la déprime. Pitié, dites-moi qu’il y a plein de bonnes teufs cette semaine.
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www.festivalmarrakech.info
Monday 07.12.2009







le 07.12.2009 Ã 16h30
cyril
joli coup Caroline, en plus tu es pile rentrée pour la soirée du Fooding !
le 07.12.2009 Ã 19h23
caroline
yeah !
en revanche une question me taraude : pourquoi n’y avait-il aucun photographe de l’écurie Say Who à Marrakech ? C’est un scandale.
le 08.12.2009 Ã 11h16
cyril
ils étaient tous au Delano ou au Standard à Miami… ou en goguette dans le Perche
le 19.12.2009 Ã 04h57
alaa
wow joli coup
le 19.12.2009 Ã 04h57
Excursion marrakech
super ce truc