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Montorgueil on fire

Ce soir, pour une fois, l’actualité des fêtards était très facile à enchaîner. Parce que parfaitement concentrée. Pour la première partie de soirée, tout se passait dans le quartier Montorgueil, devenu le triangle des Bermudes du jour. Ou plutôt de la nuit. Côte à côte, dans un esprit d’échange, d’amour et de paix. Ou presque.

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D’abord, la soirée Diesel pour sa collection Rockin’Dots : dans le Flagship Store de la rue Montmartre, la fête commençait tôt. Dès 19h30, l’incontournable Nicolas Ullmann nous passait des disques à fond, suivi de près par deux concerts qui tenaient bien la route - The Vanities et The Federals. Un petit parfum de Cabarock à l’ancienne, en plein magasin, avec open-bar vodka au taquet. De quoi bien attaquer la soirée. Et le cerveau, oui, aussi.

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En face, en guise de saine concurrence amicale et complémentaire, du lourd : Greg Boust, alias monsieur Baron à la crête azur, venait avec ses copains de la Tête d’Affiche mettre un peu de son à l’Etienne Marcel. Une rue à traverser pour en profiter. Tanguer, tourner de l’un à l’autre, juste faire gaffe aux voitures qui persistaient à barrer parfois la route, ces inconscientes.

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Quelques rues plus loin, enfin, du puissant aussi : au Klay (la salle de sport encore plus cool que l’Usine, montée par les maîtres du Ken Club), l’hommage de Colette aux 20 ans de la Pump de Reebok affolait les branchouillous venus en masse. Vodka-cranberry à flot, démos de basket, son à fond, il faisait bon y prendre son bain de foule pour célébrer l’anniversaire de la pompe mythique revisitée par le store de la rue St Honoré, clonée à l’image du magasin - bleue à deux pastilles. Basket qui, si vous vous sentez l’âme d’un Marty Mc Fly, sera en vente en série très limitée dès demain, magnez-vous le train.
Bref, ce soir, ça sentait bon la saine concurrence et l’émulation positive dans le quartier. Il ne faisait même pas froid, exprès pour nous permettre de nous balader. Pour un peu, on se serait crus en pleine fête de la musique (larsen et groupe de djeunz prépubères en moins), tout le monde étant dehors, sautant d’un lieu à l’autre. La ronde des festouillards valsait en rythme dans le triangle urbain. Des open-bars (ça aide toujours pour la joie), des lieux complices (mais si, personne ne marche sur les pieds de personne, y a de la place pour tout le monde), et surtout, la certitude de tomber sur toutes ses connaissances consanguines habituelles à un, deux, voire trois évènements.
Comme quoi, c’est chaleureux, Paris en novembre. Et puis après tout, c’est jeudi soir. Bon, sur ce, il est minuit, on fait quoi maintenant ?
Et ben, on va se coucher. A peine le début de la nuit et on est déjà faits comme des steaks : pas bon pour les clubs, ces pré-soirées open-bar en masse. Le problème des triangles des Bermudes, c’est qu’on y disparaît.
Kalinikta.

Friday 20.11.2009

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