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Baron, Virgin, Demolition et bowling

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Hier soir au Virgin Megastore des Champs Elysées, le Baron faisait une petite sauterie pour fêter le lancement de sa compilation.
Oui, enfin, ils l’ont fait. Cinq ans de teufs, et toujours pas moyen de se recréer le Baron à la maison (à part avec Awdio.com). Plutôt que de sortir chaque année ses meilleures pépites, notre club chapeauté de l’avenue Marceau a préféré attendre une occasion spéciale pour nous livrer le fin du fin. Attention, ceux qui cherchent une série de trouvailles ultra-pointues voire indansables seront déçus : dans ce double album de 33 chansons (et autant de tours), que du lourd, de l’attendu, du connu, du feu sans glace. Mais par là-même, que de l’hystérie sur le dance-floor et autant de souvenirs doublés de plaisir : Greg Boust, alias le seul homme au monde capable d’être über-stylé en ponctuant son costard d’une crête violette, nous aligne avec doigté Gainsbourg, Daft Punk, Phoenix, Renato Carosone, Sébastien Tellier, Stevie Wonder, France Gall, MGMT, Piaf, ou l’irrésistible “My Moon My Man” de Feist remixé par Boyz Noize (= le son que même quand t’as rien pris, tu te sens fantastiquement drogué quand même). Bref, le parfait petit sac à musiques magiques.
Perso, je n’ai qu’un seul regret : qu’elle n’existe qu’en CD, et pas en vinyle …
Le happening dansant d’hier soir (deux heures de clubbing en plein milieu du Virgin), étrange et délicieux, m’a donné des envies. J’aimerais que ce genre de décalage nighteux, de délocalisation de club, arrive plus souvent. Que Lionel, André ou d’autres kidnappent de temps en temps des pauvres lieux qui n’ont rien demandé, et nous fassent danser comme des petits fous là où nous n’en avons pas l’habitude - car enfants gâtés que nous sommes, nous voulons toujours plus de nouveautés, d’aventures, d’étrangeté, voire de fête savamment absurde. Dans ce genre-là, bien sûr, la Demolition Party nous avait comblés … Mais sans aller jusqu’à casser un hôtel tous les mois, festoyons là où l’on ne nous attend pas ! Hier, avouons-le, la petite fête au Virgin ne ressemblait à rien : l’éclairage était trop fort, des badauds hallucinés nous mataient sans vergogne depuis les marches, l’open-bar manquait de verres, n’importe qui pouvait aller caresser la crête de Greg Boust derrière les platines, et Bak paraissait un peu perdu devant son petit cordon rouge. Mais c’est justement tout ce contexte improbable, et surtout, bien sûr,  le son qui nous vrillait les entrailles, qui nous ont permis un moment d’égarement savoureux et de trip fantaisiste sur ce dance-floor improvisé.
Alors, après mon appel à une Bookshion Week (voir ici), je lance donc solennellement un appel à des délocalisations de clubs plus fréquentes, et des soirées bizarres en lieux incertains. Surprenez-nous, faites-nous voyager, rendez-nous fous, les gars, bon sang … !
Ce qui me fait penser que jeudi, y a une teuf de maboule au Bowling Foch (vous savez, là où, enfants, vous rouliez des galoches au Duplex) : une compèt de bowling digne du Big Lebowski mettant en compétition des crews tels que la Clique, la Club Sandwich, L’Officiel, le Klay, la Crazy Horse ou Elite. Suivie évidemment de fiesta toute la nuit. Et ça mes amis, côté décalage et grand n’importe quoi de toute beauté, ça promet grave.
A jeudi, donc !

La compil du Baron en tournée dans toute la France : voir ici
L’event du Bowling Foch (Lebowski Show) : voir là

Saturday 07.11.2009

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