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Gainsbourg (Vie Héroïque)

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Suite à la projection presse de vendredi, et sans tout vous dévoiler, voici mon avis personnel et subjectif sur le film de Joann Sfar. Et je vous préviens d’avance, c’est un avis d’autant plus biaisé que comme beaucoup de gens, j’ai un rapport totalement passionnel et monomaniaque à Gainsbourg. C’est dire si j’allais à cette projection en faisant des bonds d’excitation, mais aussi, évidemment, en grommelant d’avance que je serai déçue.
Avant tout, sachez que ce film n’est pas un “biopic”, mais un conte. Un conte imaginaire et personnel, collant à la vision de Joann Sfar, saupoudré d’une certaine poésie, et relatant le mythe sous l’angle “héroïque”.
Et le mythe est, étonnamment, extrêmement bien incarné. Joie, bonheur, triple soulagement, et surtout grosse surprise, Eric Elmosnino porte très bien les Repetto de Sergio. On est loin du Coluche de Demaison. Sans jamais singer le génie, ni en faire trop, ni s’éloigner non plus, Elmosnino réussi l’incroyable, l’impossible, le surnaturel, à savoir incarner un Gainsbourg crédible, auquel on parvient même à s’attacher. Respect et félicitations à l’acteur pour mettre dans sa poche le spectateur méfiant.
Côté réal’, triple bravo à la photo : oui, c’est beau, oui, les yeux sont heureux. Evidemment, les oreilles (en feuille de chou) aussi. L’intrigue, on la connaît, et si globalement l’essentiel y est, tous les épisodes de la vie de Gainsbourg ne sont pas creusés de la même façon. Mais malgré les frustrations inévitables (on voudrait que ça dure des heures …), l’ensemble fonctionne bien. On rigole, on s’émeut, on chouine. C’est bon signe.
Dans la brochette de guests, du bon et du mauvais : Laetitia Casta est surprenante de vérité en Bardot (et on ne parle pas seulement de son physique), Anna Mouglalis nous charme en Greco, les parents de Lucien sont fantastiques (surtout le papa), mais si je puis me permettre (et même si la triste mort de l’actrice donne envie d’être gentil), côté Birkin, c’est raté. Ce qui est d’autant plus dommage que pour tout fan sentimental, c’est évidemment la muse la plus attendue.
Au final,  l’énorme et principal problème du film, c’est cette invention pseudo-poétique et décalée qui s’appelle “La Gueule”. A savoir, un personnage imaginaire en carton-pâte, censé représenter l’inconscient de Gainsbourg, son côté dark, sa petite voix intérieure. Je vous en dis déjà trop mais globalement, à chaque fois qu’il apparaît à l’écran, toute émotion s’enfuit, toute crédibilité s’effondre, et on en veut à mort au réalisateur. Même si c’est, j’imagine, un moyen de s’éloigner de la réalité afin de rappeler au spectateur qu’on ne peut pas faire une “vraie bio” d’un tel homme. Même si c’est la part fantasmatique du conte. Peut-être certains marcheront (les fans de BD ?). Perso, j’ai trouvé ça insupportable, et je n’étais pas la seule.
Malgré ce gros souci et quelques lourdeurs étranges (toujours, d’ailleurs, dans ce style décalé et imaginaire), on peut dire en résumé que “Gainbourg (Vie Héroïque)” est loin d’être un ratage. Il faut, pour l’apprécier, être curieux, et accepter de se laisser entraîner dans une certaine vision, celle du réalisateur. Il faut mettre en sourdine délicate toute sa passion pour Serge, prendre un peu de recul, et comprendre que malgré notre amour, il ne nous appartient pas. C’est pourquoi on doit le laisser se faire tripoter par quelqu’un d’autre sous nos yeux (et pas de la manière dont on l’aurait fait). Le pari était de toutes manières gigantesque. Et malgré tout ce que les fans trouveront toujours à y critiquer, ce non-biopic, étonnamment, réussit à émouvoir. Et à nous attacher encore plus, si c’est possible, à Lucien Ginsburg, ce héros. Et aussi à Eric Elmosnino (oui, j’en remets une couche, je l’ai adoré).
J’attends le 20 janvier avec impatience pour entendre d’autres avis.
Ah, et sinon, si quelqu’un pouvait dire à la régie pub de la RATP qu’il est assez ridicule d’interdire l’affiche du film à cause de sa petite fumée (sans même une clope !), ce serait sympa, merci.
Pour voir des photos et le teaser, c’est là : http://www.gainsbourg-lefilm.com/

Sunday 22.11.2009

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Montorgueil on fire

Ce soir, pour une fois, l’actualité des fêtards était très facile à enchaîner. Parce que parfaitement concentrée. Pour la première partie de soirée, tout se passait dans le quartier Montorgueil, devenu le triangle des Bermudes du jour. Ou plutôt de la nuit. Côte à côte, dans un esprit d’échange, d’amour et de paix. Ou presque.

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D’abord, la soirée Diesel pour sa collection Rockin’Dots : dans le Flagship Store de la rue Montmartre, la fête commençait tôt. Dès 19h30, l’incontournable Nicolas Ullmann nous passait des disques à fond, suivi de près par deux concerts qui tenaient bien la route - The Vanities et The Federals. Un petit parfum de Cabarock à l’ancienne, en plein magasin, avec open-bar vodka au taquet. De quoi bien attaquer la soirée. Et le cerveau, oui, aussi.

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En face, en guise de saine concurrence amicale et complémentaire, du lourd : Greg Boust, alias monsieur Baron à la crête azur, venait avec ses copains de la Tête d’Affiche mettre un peu de son à l’Etienne Marcel. Une rue à traverser pour en profiter. Tanguer, tourner de l’un à l’autre, juste faire gaffe aux voitures qui persistaient à barrer parfois la route, ces inconscientes.

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Quelques rues plus loin, enfin, du puissant aussi : au Klay (la salle de sport encore plus cool que l’Usine, montée par les maîtres du Ken Club), l’hommage de Colette aux 20 ans de la Pump de Reebok affolait les branchouillous venus en masse. Vodka-cranberry à flot, démos de basket, son à fond, il faisait bon y prendre son bain de foule pour célébrer l’anniversaire de la pompe mythique revisitée par le store de la rue St Honoré, clonée à l’image du magasin - bleue à deux pastilles. Basket qui, si vous vous sentez l’âme d’un Marty Mc Fly, sera en vente en série très limitée dès demain, magnez-vous le train.
Bref, ce soir, ça sentait bon la saine concurrence et l’émulation positive dans le quartier. Il ne faisait même pas froid, exprès pour nous permettre de nous balader. Pour un peu, on se serait crus en pleine fête de la musique (larsen et groupe de djeunz prépubères en moins), tout le monde étant dehors, sautant d’un lieu à l’autre. La ronde des festouillards valsait en rythme dans le triangle urbain. Des open-bars (ça aide toujours pour la joie), des lieux complices (mais si, personne ne marche sur les pieds de personne, y a de la place pour tout le monde), et surtout, la certitude de tomber sur toutes ses connaissances consanguines habituelles à un, deux, voire trois évènements.
Comme quoi, c’est chaleureux, Paris en novembre. Et puis après tout, c’est jeudi soir. Bon, sur ce, il est minuit, on fait quoi maintenant ?
Et ben, on va se coucher. A peine le début de la nuit et on est déjà faits comme des steaks : pas bon pour les clubs, ces pré-soirées open-bar en masse. Le problème des triangles des Bermudes, c’est qu’on y disparaît.
Kalinikta.

Friday 20.11.2009

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Enfants Terribles et Blitz Tequila Bar

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Moi, j’aime bien manger.

Et j’aime bien boire, aussi.

Et j’aime bien manger et boire dans un lieu bien joli.


Généralement, une fois par an, je tombe folle amoureuse d’un restaurant, de façon passionnelle et irréversible.
Il y a deux ans, c’était le Chéri Bibi.
Il y a un an, le Derrière.
Je les hante toujours régulièrement.


Hier, j’ai peut-être rencontré mon coup de coeur de l’année : Les Enfants Terribles.


Dernier bébé de la famille Sibuet (Villa Marie à St Trop, Fermes de Marie à Megève, La Cours des Loges à Lyon …), dans l’ancien “Rue Balzac” de Johnny, ce lieu m’a turbo-charmée. Pourtant, contrairement à mes restos chéris habituels, c’est assez chic, voire jet-set, voire bling-bling. Mais avouons-le, parfois le chic a du bon, et dans un restaurant, c’est plaisir. Quand on est une fille, on s’y sent princesse. Et c’est très indiqué pour un plan love.


Avant la bouffe, bonheur des yeux : la déco joue entre verrière à l’ossature métallique et plafonds haussmanniens, petites banquettes pourpres et carrelage psychédélique, rideaux en boas de cocottes années 20 et miroirs adroitement placés, tables hautes et tables basses, étrangeté et sobriété. C’est envoûtant et bien foutu, élégant mais différent. Le clou du spectacle : la cuisine ouverte, au beau milieu du restaurant, où l’on voit le chef (François Martin, ancien de la Maison Blanche) officier avec ses équipes tels des magiciens concentrés, jonglant entre saucières, poulets à la broche et machines à tailler le jamòn. Pour profiter du show, je vous recommande d’ailleurs fortement de réserver une des deux tables hautes situés juste devant la cuisine. Le bonus déco qui tue : au mur, deux Villeglé (dingue, non ?).


La carte, que j’ai testée avec un ami connaisseur (ex-boss du Kong, fou de restauration, tout droit sorti de la meilleure école hôtelière of the world), tient grave la route. Une super cave, des plats harmonieux, des entrées au top. Nous, on est tombés amoureux des oeufs bio cocotte aux girolles, qui nous ont fait pousser des petits couinements sexuels de bonheur tout du long. Je vous passe les détails des plats, mais vous avoue un seul bémol au dessert : la tarte au citron n’était pas renversante. Peut-être les autres douceurs sont-elles plus douées ? J’attends vos avis.


Last but not least : le service est adorable.


Bref. Nous sommes sortis de là sous le charme, merveilleusement repus et un peu saouls (évidemment). Et en guise de deuxième dessert, sommes allés à deux pas de là à l’opening du nouveau bar de Rasmus : le Blitz Tequila Bar. Dans l’ancien resto du BC, ce lieu magique et injustement abandonné, notre vicking favori a collé des vinyles allemands sur les murs noirs (certaines pochettes valent le détour,  Jean Picon vous les a shootées), aligné ses bouteilles de teq’ derrière le bar, et propose un nouveau lieu où déguster des shots ou des cocktails ravissants (comme le fraise-citron-basilic) à partir de 22h. Comme on est sympas, on a bien accepté sa proposition.

Sur ce, ô sparkling glamour, c’est l’heure de faire le ménage.

Bon week-end, amours.

Les Enfants Terribles, 8, rue Lord Byron ( angle rue Balzac ), Tel 01 53 89 90 91, www.enfantsterribles-paris.com
Le Blitz tequila Bar (in the ex Black Calavados), 40 Avenue Pierre 1er de Serbie

Saturday 14.11.2009

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Christian Audigier, la classe mondiale

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Wow. Les mots me manquent, mais je vais essayer d’en trouver pour vous.


Hier soir, c’était l’opening du lounge de Christian Audigier. Et j’y étais. Ouais, je sais. Ca vous rend dingues. Soyez forts et ne m’enviez pas trop.


Chris, pour ceux qui ne le connaissent pas, c’est ce Français méga bling-bling qui a fait fortune dans la mode aux Etats Unis, en apportant sa touche perso à des marques telles que Diesel, Lee ou surtout Von Dutch. On aperçoit ce business-man dans des émissions spéciales genre Capital sur M6, qui aiment retracer chaque année sa success story en filmant son anniversaire, où sont généralement invités à chanter Johnny H, Lenny K ou carrément Michael J. Car Chris, richissime, est l’ami de la jetset qui compte : Madonna (et oui), Britney (ah), Usher (hum), Mariah Carey (ouille) ou Paris Hilton (aïe) sont ses vieux potes. Si. Peut-être parce que sa botte secrète, c’est de booster des marques de streetwear en les faisant porter par ces stars made in US. Récemment, il a dit vouloir faire pareil avec le Club Med en y invitant des people. L’homme a de la suite dans les idées.


Chris aime beaucoup, beaucoup son nom. Il a donc créé une marque à son nom. Un exemple de chic absolu  à découvrir ici.
Chris aime les noms de ses enfants. L’un d’eux s’appelle d’ailleurs Rocco Mick Jagger (si, c’est son prénom, et on en déduit grosso modo que 12 ans de psychanalyse sont à prévoir).

Chris se souvient qu’il est français : il a donc ouvert lundi un lounge à son nom. Cet opening, je ne m’en remettrai peut-être jamais. Peut-être que j’emprunterai son psy à Rocco-Mick-J.

Situé boulevard Malesherbes, le lounge était assez impossible à louper : des flics partout (pour quoi faire ? mystère), un tapis rouge, des confettis, et, bien sûr, des énormes banners “Christian Audigier”. Nom que l’on retrouvait tel un entêtant leitmotiv à l’intérieur, sur les murs, sur les bouteilles, sur la casquette qu’on vous offrait à l’entrée (de toute beauté, photo ci-dessous, ne soyez pas jaloux). La musique m’a fait penser à celle d’une discothèque du sud de la France en 1991. Les quelques danseuses et serveuses, blondes à forte poitrine, m’ont plutôt évoqué un film dans lequel jouerait celui qui porte le premier prénom du fils de Chris. Les vidéos qui tournaient en boucle, des défilés de mode de la marque de Chris, exprimaient tout le chic de sa fashion touch. Au bar, il n’y avait plus de champagne, que des vins “Christian Audigier” (ah ben zut). Et au beau milieu de la salle, trônait avec gloire et beauté une photo géante de Chris, posant pour Harcourt. En bref, un temple du chic et de la sobriété. De la modernité, aussi. Et de l’humilité, surtout.

Au fond de la salle, Chris lui-même, avec sa femme, un ami qui est peut-être son frère, quelques bouteilles de champagne. Sur une petite scène. Parce que ce n’est pas facile de se mélanger aux gens. Bien sûr, la foule se pressait pour le voir. Lui, égal à lui-même, se laissait shooter, souriait, pensant peut-être à la statue de 8 mètres de haut que sa femme lui avait offert pour son anniversaire - une statue de lui-même, ça va sans dire, posée dans son jardin californien. Quand il est parti, entouré de ses immenses gardes du corps, il m’a frôlée. Je l’avoue, j’ai été émue. Un homme, un vrai, m’avait touchée. Mon frère (coiffé de sa casquette collector, heureux comme un pape d’avoir assisté à ce moment historique) a dû me retenir par les épaules pour ne pas que je me jette, nue et enchaînée, aux pieds du maître.

En rentrant chez moi, encore bouleversée par cette soirée grandiose et ce lieu appelé à révolutionner la nuit parisienne (……), j’ai pu voir un mail envoyé par le service de presse de Chris dans ma boîte. Annonçant que “vu l’énorme succès de l’ouverture de son lounge parisien devant un parterre de photographes venus l’accueillir, Christian Audigier vient de declarer qu’il souhaitait ouvrir des lounges Christian Audigier dans chaque arrondissement de Paris. (…) Et il souhaite d’ores et déjà organiser son anniversaire au Stade de France.”
Préparez-vous, les enfants. Que la Clique, Elegangz, Régine, le 130, le Chacha, l’Arc, Bagatelle ou le Montana, que sais-je encore, tremblent …! Les lounges de Chris, véritables petites bombes de la night 2010, pourraient bien vous mettre à genoux.
Ou pas.
Sur ce, c’est pas tout ça, mais je vais aller de ce pas à l’opening du Scop histoire de revenir dans un monde normal.  Je crois que Chris, c’est trop fort pour moi. Je pense même que c’est trop fort pour beaucoup de gens. Peut-être que la France n’est pas prête pour Christian Audigier.
Bonne soirée les loulous.
Et si vous voulez vous régaler à l’aide d’une petite vidéo de Chris (avec Michael ou sa super statue), c’est ici.
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Tuesday 10.11.2009

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Baron, Virgin, Demolition et bowling

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Hier soir au Virgin Megastore des Champs Elysées, le Baron faisait une petite sauterie pour fêter le lancement de sa compilation.
Oui, enfin, ils l’ont fait. Cinq ans de teufs, et toujours pas moyen de se recréer le Baron à la maison (à part avec Awdio.com). Plutôt que de sortir chaque année ses meilleures pépites, notre club chapeauté de l’avenue Marceau a préféré attendre une occasion spéciale pour nous livrer le fin du fin. Attention, ceux qui cherchent une série de trouvailles ultra-pointues voire indansables seront déçus : dans ce double album de 33 chansons (et autant de tours), que du lourd, de l’attendu, du connu, du feu sans glace. Mais par là-même, que de l’hystérie sur le dance-floor et autant de souvenirs doublés de plaisir : Greg Boust, alias le seul homme au monde capable d’être über-stylé en ponctuant son costard d’une crête violette, nous aligne avec doigté Gainsbourg, Daft Punk, Phoenix, Renato Carosone, Sébastien Tellier, Stevie Wonder, France Gall, MGMT, Piaf, ou l’irrésistible “My Moon My Man” de Feist remixé par Boyz Noize (= le son que même quand t’as rien pris, tu te sens fantastiquement drogué quand même). Bref, le parfait petit sac à musiques magiques.
Perso, je n’ai qu’un seul regret : qu’elle n’existe qu’en CD, et pas en vinyle …
Le happening dansant d’hier soir (deux heures de clubbing en plein milieu du Virgin), étrange et délicieux, m’a donné des envies. J’aimerais que ce genre de décalage nighteux, de délocalisation de club, arrive plus souvent. Que Lionel, André ou d’autres kidnappent de temps en temps des pauvres lieux qui n’ont rien demandé, et nous fassent danser comme des petits fous là où nous n’en avons pas l’habitude - car enfants gâtés que nous sommes, nous voulons toujours plus de nouveautés, d’aventures, d’étrangeté, voire de fête savamment absurde. Dans ce genre-là, bien sûr, la Demolition Party nous avait comblés … Mais sans aller jusqu’à casser un hôtel tous les mois, festoyons là où l’on ne nous attend pas ! Hier, avouons-le, la petite fête au Virgin ne ressemblait à rien : l’éclairage était trop fort, des badauds hallucinés nous mataient sans vergogne depuis les marches, l’open-bar manquait de verres, n’importe qui pouvait aller caresser la crête de Greg Boust derrière les platines, et Bak paraissait un peu perdu devant son petit cordon rouge. Mais c’est justement tout ce contexte improbable, et surtout, bien sûr,  le son qui nous vrillait les entrailles, qui nous ont permis un moment d’égarement savoureux et de trip fantaisiste sur ce dance-floor improvisé.
Alors, après mon appel à une Bookshion Week (voir ici), je lance donc solennellement un appel à des délocalisations de clubs plus fréquentes, et des soirées bizarres en lieux incertains. Surprenez-nous, faites-nous voyager, rendez-nous fous, les gars, bon sang … !
Ce qui me fait penser que jeudi, y a une teuf de maboule au Bowling Foch (vous savez, là où, enfants, vous rouliez des galoches au Duplex) : une compèt de bowling digne du Big Lebowski mettant en compétition des crews tels que la Clique, la Club Sandwich, L’Officiel, le Klay, la Crazy Horse ou Elite. Suivie évidemment de fiesta toute la nuit. Et ça mes amis, côté décalage et grand n’importe quoi de toute beauté, ça promet grave.
A jeudi, donc !

La compil du Baron en tournée dans toute la France : voir ici
L’event du Bowling Foch (Lebowski Show) : voir là

Saturday 07.11.2009

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La nuit, l’ennui nuit.

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Ils nous ont pris le Paris Paris. Ils nous ont viré le Kararocké du Baron. Ils ont essayé de fermer le Batofar six mois. Ils ont bien saoulé le Chacha. Ils vont nous squeezzer la Loco. Et pire que tout, ils nous ont assassiné les teufs géantes de la Flèche d’Or .

… Entre autres exemples.

“Ils”, ce sont les tueurs de la nuit parisienne. Vous l’avez forcément remarqué (puisque vos amis Facebook vous ont inondés de mails sur le sujet), actuellement, une pétition envahit le net et les conversations comme le ferait un tube de l’été sur les radios commerciales : “PARIS : QUAND LA NUIT MEURT EN SILENCE“.

Et elle a déjà récolté plus de 10.000 signatures.

Lancée par des acteurs de la musique et de la nuit (soit Technopol, Plaqué Or et My Electro Kitchen) à l’attention des Ministres de l’Intérieur et de la Culture et de la Communication, du Maire de Paris, du Préfet de Police et du Président du Conseil Régional, soutenue par un paquet d’artistes, cette pétition alerte les pouvoirs sur la “loi du silence” qui sévit actuellement dans notre chère capitale - et la menace de devenir à terme aussi fun qu’un épisode de Derrick sous Stilnox. Menace dûe entre autres aux plaintes des voisins de plus en plus plombants, à la pression immobilière, aux licences de nuit de plus en plus difficiles à obtenir, et à la loi anti-tabac (obligeant les fumeurs à faire les fous dehors).
Or, comme le rappellent ces noctambules frustrés : “Pas de culture sans musique, pas de musique sans lieux de diffusion, pas de lieux de diffusion sans vie nocturne”, et … pas de vie nocturne sans tolérance. Indeed.

Comme il serait bon que les musicos, artistes et autres joyeux fêtards ne désertent pas la ville pour se réfugier à Barcelone, Londres ou Berlin (ce qui est déjà légion), la pétition demande simplement que la législation soit remise en adéquation avec la réalité, que les travaux d’isolation phonique des lieux de diffusion soient davantage soutenus par des aides publiques, que la voix du public soit autant prise en compte que celle des riverains, que soit envisagé un zonage des quartiers festifs, et que soit réaffirmée en actes, et non seulement en paroles, l’importance pour la culture des lieux de diffusion de proximité.
A nous, chez Saywho, tout ceci nous paraît logique, voire grandement sensé.
Parce que comme le dit si justement Claude Frisoni, “La nuit, l’ennui nuit”.
Je sais pas vous, mais moi, chaque matin, je pense : “Vivement ce soir”. Et pas forcément parce que je n’ai pas envie de bosser ou que j’adore bouquiner dans mon plumard en grignotant du chocolat. Mais parce que je vis à Paris, et qu’ici, nom de dieu, on a droit chaque nuit à 129 vernissages, 465 soirées (en clubs ou non), 1298 concerts, 30986 bars ambiancés et que c’est pour ça, précisément, que je n’ai pas envie d’aller vivre en province.
Si on me retire cette fête culturelle là, comment je justifierais la pollution, les prix exorbitants ou les appartements ridicules qui font le sel de ma capitale … ?
C’est une vraie question.
Bonne journée, et surtout bonne nuit, mes jolis.
Et s’il vous vient l’envie de signer la pétition, , c’est ici. www.quandlanuitmeurtensilence.com/

Wednesday 04.11.2009

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