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Gainsbourg (Vie Héroïque)

Sunday 22.11.2009
Montorgueil on fire



Friday 20.11.2009
Enfants Terribles et Blitz Tequila Bar

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Moi, j’aime bien manger.
Et j’aime bien boire, aussi.
Et j’aime bien manger et boire dans un lieu bien joli.
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Généralement, une fois par an, je tombe folle amoureuse d’un restaurant, de façon passionnelle et irréversible.
Il y a deux ans, c’était le Chéri Bibi.
Il y a un an, le Derrière.
Je les hante toujours régulièrement.
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Hier, j’ai peut-être rencontré mon coup de coeur de l’année : Les Enfants Terribles.
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Dernier bébé de la famille Sibuet (Villa Marie à St Trop, Fermes de Marie à Megève, La Cours des Loges à Lyon …), dans l’ancien “Rue Balzac” de Johnny, ce lieu m’a turbo-charmée. Pourtant, contrairement à mes restos chéris habituels, c’est assez chic, voire jet-set, voire bling-bling. Mais avouons-le, parfois le chic a du bon, et dans un restaurant, c’est plaisir. Quand on est une fille, on s’y sent princesse. Et c’est très indiqué pour un plan love.
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Avant la bouffe, bonheur des yeux : la déco joue entre verrière à l’ossature métallique et plafonds haussmanniens, petites banquettes pourpres et carrelage psychédélique, rideaux en boas de cocottes années 20 et miroirs adroitement placés, tables hautes et tables basses, étrangeté et sobriété. C’est envoûtant et bien foutu, élégant mais différent. Le clou du spectacle : la cuisine ouverte, au beau milieu du restaurant, où l’on voit le chef (François Martin, ancien de la Maison Blanche) officier avec ses équipes tels des magiciens concentrés, jonglant entre saucières, poulets à la broche et machines à tailler le jamòn. Pour profiter du show, je vous recommande d’ailleurs fortement de réserver une des deux tables hautes situés juste devant la cuisine. Le bonus déco qui tue : au mur, deux Villeglé (dingue, non ?).
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La carte, que j’ai testée avec un ami connaisseur (ex-boss du Kong, fou de restauration, tout droit sorti de la meilleure école hôtelière of the world), tient grave la route. Une super cave, des plats harmonieux, des entrées au top. Nous, on est tombés amoureux des oeufs bio cocotte aux girolles, qui nous ont fait pousser des petits couinements sexuels de bonheur tout du long. Je vous passe les détails des plats, mais vous avoue un seul bémol au dessert : la tarte au citron n’était pas renversante. Peut-être les autres douceurs sont-elles plus douées ? J’attends vos avis.
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Last but not least : le service est adorable.
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Bref. Nous sommes sortis de là sous le charme, merveilleusement repus et un peu saouls (évidemment). Et en guise de deuxième dessert, sommes allés à deux pas de là à l’opening du nouveau bar de Rasmus : le Blitz Tequila Bar. Dans l’ancien resto du BC, ce lieu magique et injustement abandonné, notre vicking favori a collé des vinyles allemands sur les murs noirs (certaines pochettes valent le détour,  Jean Picon vous les a shootées), aligné ses bouteilles de teq’ derrière le bar, et propose un nouveau lieu où déguster des shots ou des cocktails ravissants (comme le fraise-citron-basilic) à partir de 22h. Comme on est sympas, on a bien accepté sa proposition.
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Sur ce, ô sparkling glamour, c’est l’heure de faire le ménage.
Bon week-end, amours.
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Les Enfants Terribles, 8, rue Lord Byron ( angle rue Balzac ), Tel 01 53 89 90 91, www.enfantsterribles-paris.com
Le Blitz tequila Bar (in the ex Black Calavados), 40 Avenue Pierre 1er de Serbie
Saturday 14.11.2009
Christian Audigier, la classe mondiale


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Wow. Les mots me manquent, mais je vais essayer d’en trouver pour vous.
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Hier soir, c’était l’opening du lounge de Christian Audigier. Et j’y étais. Ouais, je sais. Ca vous rend dingues. Soyez forts et ne m’enviez pas trop.
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Chris, pour ceux qui ne le connaissent pas, c’est ce Français méga bling-bling qui a fait fortune dans la mode aux Etats Unis, en apportant sa touche perso à des marques telles que Diesel, Lee ou surtout Von Dutch. On aperçoit ce business-man dans des émissions spéciales genre Capital sur M6, qui aiment retracer chaque année sa success story en filmant son anniversaire, où sont généralement invités à chanter Johnny H, Lenny K ou carrément Michael J. Car Chris, richissime, est l’ami de la jetset qui compte : Madonna (et oui), Britney (ah), Usher (hum), Mariah Carey (ouille) ou Paris Hilton (aïe) sont ses vieux potes. Si. Peut-être parce que sa botte secrète, c’est de booster des marques de streetwear en les faisant porter par ces stars made in US. Récemment, il a dit vouloir faire pareil avec le Club Med en y invitant des people. L’homme a de la suite dans les idées.
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Chris aime beaucoup, beaucoup son nom. Il a donc créé une marque à son nom. Un exemple de chic absolu  à découvrir ici.
Chris aime les noms de ses enfants. L’un d’eux s’appelle d’ailleurs Rocco Mick Jagger (si, c’est son prénom, et on en déduit grosso modo que 12 ans de psychanalyse sont à prévoir).
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Situé boulevard Malesherbes, le lounge était assez impossible à louper : des flics partout (pour quoi faire ? mystère), un tapis rouge, des confettis, et, bien sûr, des énormes banners “Christian Audigier”. Nom que l’on retrouvait tel un entêtant leitmotiv à l’intérieur, sur les murs, sur les bouteilles, sur la casquette qu’on vous offrait à l’entrée (de toute beauté, photo ci-dessous, ne soyez pas jaloux). La musique m’a fait penser à celle d’une discothèque du sud de la France en 1991. Les quelques danseuses et serveuses, blondes à forte poitrine, m’ont plutôt évoqué un film dans lequel jouerait celui qui porte le premier prénom du fils de Chris. Les vidéos qui tournaient en boucle, des défilés de mode de la marque de Chris, exprimaient tout le chic de sa fashion touch. Au bar, il n’y avait plus de champagne, que des vins “Christian Audigier” (ah ben zut). Et au beau milieu de la salle, trônait avec gloire et beauté une photo géante de Chris, posant pour Harcourt. En bref, un temple du chic et de la sobriété. De la modernité, aussi. Et de l’humilité, surtout.
Au fond de la salle, Chris lui-même, avec sa femme, un ami qui est peut-être son frère, quelques bouteilles de champagne. Sur une petite scène. Parce que ce n’est pas facile de se mélanger aux gens. Bien sûr, la foule se pressait pour le voir. Lui, égal à lui-même, se laissait shooter, souriait, pensant peut-être à la statue de 8 mètres de haut que sa femme lui avait offert pour son anniversaire - une statue de lui-même, ça va sans dire, posée dans son jardin californien. Quand il est parti, entouré de ses immenses gardes du corps, il m’a frôlée. Je l’avoue, j’ai été émue. Un homme, un vrai, m’avait touchée. Mon frère (coiffé de sa casquette collector, heureux comme un pape d’avoir assisté à ce moment historique) a dû me retenir par les épaules pour ne pas que je me jette, nue et enchaînée, aux pieds du maître.
En rentrant chez moi, encore bouleversée par cette soirée grandiose et ce lieu appelé à révolutionner la nuit parisienne (……), j’ai pu voir un mail envoyé par le service de presse de Chris dans ma boîte. Annonçant que “vu l’énorme succès de l’ouverture de son lounge parisien devant un parterre de photographes venus l’accueillir, Christian Audigier vient de declarer qu’il souhaitait ouvrir des lounges Christian Audigier dans chaque arrondissement de Paris. (…) Et il souhaite d’ores et déjà organiser son anniversaire au Stade de France.”

Tuesday 10.11.2009
Baron, Virgin, Demolition et bowling

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La compil du Baron en tournée dans toute la France : voir ici
Saturday 07.11.2009
La nuit, l’ennui nuit.

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Ils nous ont pris le Paris Paris. Ils nous ont viré le Kararocké du Baron. Ils ont essayé de fermer le Batofar six mois. Ils ont bien saoulé le Chacha. Ils vont nous squeezzer la Loco. Et pire que tout, ils nous ont assassiné les teufs géantes de la Flèche d’Or .
… Entre autres exemples.
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Et elle a déjà récolté plus de 10.000 signatures.
Lancée par des acteurs de la musique et de la nuit (soit Technopol, Plaqué Or et My Electro Kitchen) à l’attention des Ministres de l’Intérieur et de la Culture et de la Communication, du Maire de Paris, du Préfet de Police et du Président du Conseil Régional, soutenue par un paquet d’artistes, cette pétition alerte les pouvoirs sur la “loi du silence” qui sévit actuellement dans notre chère capitale - et la menace de devenir à terme aussi fun qu’un épisode de Derrick sous Stilnox. Menace dûe entre autres aux plaintes des voisins de plus en plus plombants, à la pression immobilière, aux licences de nuit de plus en plus difficiles à obtenir, et à la loi anti-tabac (obligeant les fumeurs à faire les fous dehors).
Comme il serait bon que les musicos, artistes et autres joyeux fêtards ne désertent pas la ville pour se réfugier à Barcelone, Londres ou Berlin (ce qui est déjà légion), la pétition demande simplement que la législation soit remise en adéquation avec la réalité, que les travaux d’isolation phonique des lieux de diffusion soient davantage soutenus par des aides publiques, que la voix du public soit autant prise en compte que celle des riverains, que soit envisagé un zonage des quartiers festifs, et que soit réaffirmée en actes, et non seulement en paroles, l’importance pour la culture des lieux de diffusion de proximité.
Wednesday 04.11.2009






