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Le magazine de la vie parisienne et des gens qui la font.

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La nuit, tous les Chacha sont Siamois.

Parce que la night n’est pas seulement une piscine de champagne géante qui s’agite bêtement en ricanant au son des Dj sets, parce que l’on peut être fêtard et posséder un cerveau, et enfin parce qu’à Paris, les branchés sont cultivés, le Chacha Club lance son magazine, “Siamois”.

Vous allez me dire : pfff, renseigne-toi, ils en avaient déjà lancé un en mars. Je vais vous répondre : certes, mais là, ça n’a rien à voir. Et c’est logique, puisque le premier était né sous la houlette de Yan Ceh, ex-directeur artistique du Cha, qui a depuis rejoint d’autres horizons, et que là, c’est Jérémie Khlat qui a repris le poste, et créé le nouveau mag. A savoir, les deux messieurs viennent du journalisme. Ceci expliquant tout de même cela.


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“Siamois” (Chacha, donc deux chats, donc siamois, et là : rires), est un vrai magazine. Du genre qu’on pourrait vendre cher aux branchagos chez Colette.
Dès qu’on le tient dans les mains, et qu’on le feuillette à peine, on a envie d’appeler Raphaël Bertrand (le D.A) pour le féliciter : la maquette est un avion de chasse. Elégante, sobre, douce, envoûtante. Si mon compliment vous paraît poussé, je précise que je suis moi-même journaliste, et que je me farcis donc un paquet de magazines pour ma culture personnelle et professionnelle, et que neuf fois sur dix j’ai envie de pleurer en voyant leurs maquettes. Donc quand j’en croise une qui ne fait pas mal aux yeux, voire, les caresse dans le sens du poil, oui, je remercie et je savoure. Mais passons.
Côté contenu, on est servis aussi : nan, l’équipe du Chacha n’a pas aligné trois photos de soirées et une citation de people pour bricoler un journal. L’intérieur pèse lourd. Délicieux textes d’écrivains et de journalistes amis de la maison, papiers et séries mode, mini interviews (le “cabinet de curiosités”) ou interviews tout court (Bunny Holiday), playlists musicales, nouveautés culinaires (Cococook), petite touches de contributions artistiques (Castelbajac), actus littéraires, journal de bord cannois (et ses mini-shootings), chansons inédites (Jérôme Attal), réflexion sur le Bourgeois (Jean Alain Laban), sexe écolo avec Fuck For Forest (par Anaïd Demir), envolées sur la nuit …

Mes pages préférées ?
- La partition piano de Maxence Cyrin, qui reprend “Dance” de Justice (j’ai un piano, je vais essayer, mes voisins vont être ravis)
- “Lecteur de salon”, un article très bien vu sur les snobismes (par Christophe Tison)
- “Sortir-Rentrée”, une série de chiffres par un mec qui vit dans les mots, adorable et rigolo (par Guillaume Robert, éditeur chez Flammarion)
- “Décalage“, ou comment Victoria Bedos nous explique sa ploucquerie, un régal
- L’édito, parce qu’il résume bien le mag, et que j’adore la phrase : “En rythme ou pas, peut-être raturés, ou même fortuitement coupés au montage, ces croassements d’oiseaux de nuit sont bruts”. Et c’est vrai.
Bon, bien entendu, je pourrais ajouter que page 92, il y a un texte fantastiquement bon qui s’appelle “Le Démon”, mais franchement, vu que c’est moi qui l’ai écrit, ce serait carrément déplacé.
Pour info, pour vous procurer ce mag, il suffit d’aller au Chacha le réclamer à corps et à cris. En plus, il est gratuit. Le prochain numéro de Siamois sortira en janvier - et comme pour un second roman après un premier roman réussi, on l’attend avec sévérité au tournant …


Bonne lecture.

Sunday 27.09.2009

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Carl Barat & Adam Green @ Pompidou

Hier soir, a eu lieu un concert qui s’annonçait comme un évènement : Carl Barat (ex- Libertines avec Pete Doherty, Dirty Pretty Things) et Adam Green (ex Moldy Peaches et en carrière solo) réunis sur la petite scène de la salle de concert du centre Pompidou, pour un live exceptionnel … L’affiche qui tue.

On les attendait de pied ferme, l’Anglais et le New Yorkais : potes de longue date, entre rock et antifolk, les deux personnages ont souvent composé ensemble et partagé bien des binouzes dans les bars glauques des capitales anglophones.

Mmh, “binouze” … Un terme qui pourrait vous mettre la puce à l’oreille concernant ce show, qu’attendaient en transe leurs fans les plus férus, accompagnés entre autres du rockeur écrivain Patrick Eudeline ou du réalisateur Philippe Garrel. Ce fut au final une surprise, un moment historique, mais pas forcément dans le bon sens …

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Après une première partie mignonnette bien qu’un peu somnifère (Laura Gibson, fingerpickeuse folk en direct de l’Oregon), débarque sur scène un Adam Green plus déglingos que jamais. Dès le première chanson, on comprend qu’un truc cloche légèrement … A la seconde chanson, on capte définitivement que le songwriter génial est totalement torché à la bière. Bière qu’il tient à la main d’ailleurs, et nous présente en rotant dans le micro. Incapable d’accorder correctement sa gratte ou de chanter ce qui était prévu (sa voix a un problème, nous explique-t-il en ricanant), Adam Green enchaîne quelques mélodies, tombe, se relève, s’assoit en équilibre sur une canette de 1664, s’endort, rigole. Et demande que quelqu’un lui apporte un hôpital. Puis précise qu’il sera ce soir à l’Hôtel Amour si on a besoin de lui.

Lorsque Carl Barat le rejoint sur scène, on croit d’abord qu’il est beaucoup plus en forme que son copain américain : le geste vif, le cheveu brillant, il tente de ressaisir Adam en lui parlant à l’oreille, lui fait un bisou, lui dit qu’il peut chanter, qu’il va y arriver. On comprendra vite qu’il est lui aussi merveilleusement imbibé d’alcool. Ils tentent un duo, qu’Adam Green interrompt en explosant de rire et en quittant la scène. Carl tente de trouver une guitare qui fonctionne - un quart d’heure d’attente dans un silence ponctué de marrades - et enchaîne quelques chansons avec une louable énergie, mais un charisme apparemment parti avec les bouteilles vides en coulisse. Même les quelques tubes des Libertines - tant attendus ! - sont soit massacrés, soit mous du genou à pleurer.

Adam revient, se pose pour quelques chansons à lui (sans se souvenir de toutes les paroles), puis découvre le pouvoir humoristique d’un rouleau de scotch noir : autour de sa jambe pour transformer son patte d’eph en slim, autour des micros, sur sa chaussure, sur les chevilles d’une jeune fille choisie dans le public … Pour finir, il attache la guitare au micro avec, avant de la massacrer à coup de pied de micro comme un vrai rocker bourré qu’il est.

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Le bilan ? Un bon gros foutage de gueule, une cuite mémorable, des prestations lamentables (à part peut-être “Friends of mine”*** en duo, plutôt réussie), des attentes lourdes, mais tout de même une bonne poilade communicative face aux deux compères en coma éthylique. Un pur moment de rock’n roll, sauf qu’au final, on en retient rien du tout. Du grand, très grand n’importe quoi. Comme l’a dit très justement un ami musicien qui m’accompagnait, ils auraient mieux fait de faire leur concert dans un pub miteux, plus raccord avec leur ambiance de ce soir. Gageons que le centre Pompidou s’arrachait les cheveux dans les coulisses …

Après, il y avait l’aftershow au Chacha. J’aurais bien profité de mon carton d’invitation, mais y ayant déjà passé la nuit précédente jusqu’à 5h du mat’ et ayant très faim, j’ai préféré aller manger avec mes copains à la Fée Verte pour débriefer tranquille de ce concert surréaliste. C’est dommage, je suis certaine qu’Adam et Carl ont poursuivi leur carnage musical au premier étage de la rue Berger, et que ça devait valoir le coup d’oeil. Si vous y étiez, je veux bien les détails ! Thanks, guys.

Ah, et en post-scriptum : c’était la première fois que je voyais Barat sur scène, mais j’avais eu la chance d’assister au concert d’Adam Green au Sziget Festival de Budapest l’année dernière, et c’était de la totale bombe atomique nucléaire, nous étions transportés, il était fantastique, et pas seulement avec un rouleau de scotch. Donc, si un jour vous avez l’occasion de le voir jouer, ne vous arrêtez pas au massacre de Pompidou !

*** Leur duo “Friends of mine” sur Youtube : http://www.youtube.com/watch?v=Z1-pG60iLm4

Saturday 19.09.2009

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L.A Project, le docu de la night.

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Comme on est mardi, et que le mardi, c’est permis, je vais vous parler d’un de mes amis. Qui est sûrement l’un des vôtres aussi.

Quand on sort by night, parfois, on croise des gens qui ne semblent pas exister dans la vraie vie.

Des gens totalement barrés, extrêmement pas normaux, conceptuellement si décalés qu’on se demande si ce sont des vraies personnes qui font leurs courses au Franpraïce et ont des impôts, des parents, des matins.

C’est ce que j’ai ressenti la première fois que j’ai rencontré Nicolas Ullmann.

Notre Borat français, transformer fou, trublion déjanté de la nuit parisienne, roi des kararockés, du Baron, de l’ex Paris Paris, des Cabarocks, bref, l’homme qui ne s’arrête jamais de travailler ni de s’amuser (les deux étant clairement la même chose pour lui), m’apparaissait comme un esprit nocturne tellement improbable que je me demandais comment il vivait, en vrai.

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C’était pour une interview. C’était il y a longtemps. Depuis, on est devenus très amis, et j’ai bien vu que oui, c’était un vrai garçon avec des os, de la chair, du muscle, du poil, un coeur, un cerveau, mais que ledit cerveau était si étrangement conçu que ça le rendait … spécial. Fou, oui, certainement. Mais très malin, et monté sur piles nucléaires. A chaque fois que des gens qui ne le connaissent que de vue m’en parlent, c’est avec des yeux exorbités et la question suivante : “Mais, en vrai, il est comment ?!”. Ben en vrai, il est Nico. Exactement comme vous le voyez sur scène et en soirée, mais en plein jour. Par exemple, allez voir une séance de “Brüno” avec lui au ciné, vous finirez sans oreille gauche et avec des pop-corns sur tout le corps, tandis que tous les autres spectateurs vous fixeront d’un air ahuri. En sortant d’un bar, il vous allongera sur le trottoir pour faire un câlin parce que pourquoi pas, on est bien sur le trottoir. Au resto, il se mettra à chanter très fort debout sur une chaise (et vous aurez de la chance s’il ne finit pas tout nu), ou à manger des piments impossibles “parce que c’est rigolo, après il pleure”. Mais c’est une autre histoire.

Elegangz, qui cette année a tellement de bonnes idées et de projets juteux que ça en devient suspect (je veux la même chose qu’eux au petit-dej), a flairé la piste Ullmann et a eu la bonne idée de faire un documentaire sur lui. Attention, pas un genre de théma Arte : une série télé sur le web, entre fiction barjo et reportage Paris Dernière, qui, à raison d’un épisode par semaine, va nous raconter comment Nicolas va conquérir Los Angeles.

Car oui, Nico va devenir le maître de L.A.

Décryptant pour nous les codes et les tendances de la ville des anges, au cri de « Ça c’est L.A, ça c’est pas L.A ! », le caméléon lunaire va arpenter Paris dans tous les sens, jour et nuit, accompagné  de guests stars (Tekki Latex, Ariel Wizman, Frédéric Beigbeder, Gunther Love…), ne reculant devant rien pour expérimenter sur les noctambules ses certitudes bizzaroides sur la L.A attitude. Et nous, on va rentrer dans sa life, saisir la bête, ricaner et danser avec lui. Et devenir à notre tour les rois de Los Angeles.

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Pourquoi je vous parle de ça aujourd’hui ?

Parce que samedi dernier, c’était la grande soirée d’ouverture du projet : au NY Club, Nico est arrivé en string, le corps entièrement peint au maquillage violet, noir et blanc, pour passer des disques en embrassant des femmes. Plus Ullmann que jamais. Et qu’on a bien rigolé, et que vous feriez bien de venir à la prochaine soirée L.A Project (pour connaître les dates, y a le groupe Facebook, ou le site www.laproject.tv, où il y a d’ailleurs des teasers de la série).

Et aussi parce que demain, c’est le lancement officiel : Elegangz mettra en ligne le premier épisode de la série “L.A Project“. Youpi.

Voilà. J’ai super hâte de le voir, et j’aimerais bien que ça vous plaise aussi.
Vous me direz.

Sur ce, me sentant d’humeur très L.A, je crois que je vais aller manger des piments toute nue couverte de pop-corns en chantant très fort. Sur un trottoir.

A bientôt !

Photos Maxime Antonin


Tuesday 15.09.2009

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David Lynch, étalagiste aux Galeries Lafayette.

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Dans la frénésie de la rentrée parisienne, les vernissages se bousculent. Mais parmi les cartons d’invitations (au fait, qui va voir les photos de Gainsbourg jeudi ?), il y en a un qui surpassait les autres et brillait dans mon tiroir tel un joyau ténébreux : “I See myself” aux Galeries Lafayette Haussmann, une expo du sublimissime David Lynch. C’était hier soir, et ce ne fut - évidemment - pas décevant.
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Mon amour pour Lynch remonte à l’enfance : à peine agée de 11 ans, j’ai eu la chance de voir beaucoup trop jeune la série Twin Peaks à la télé. Ce fut un coup de foudre (et le début d’une longue série de cauchemars nocturnes, merci Bob). Marquée au fer rouge, fan adolescente puis adulte, j’ai vu tous ses films, tous ses courts métrages, toutes ses expos, lu ses livres, revu 12 fois l’intégrale Twin Peaks, gnagnagnagna, bref, le cliché le plus ringard de la groupie de base. J’assume.
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Mon fanatisme pour le réalisateur-peintre-photographe-musicien hors normes a trouvé son apogée il y a un an, quand, miracle des miracles, je l’ai interviewé. Oui, je me la raconte à mort (laissez-moi ce plaisir, c’est mon blog, je fais ce que je veux). Lui et moi, seuls dans une suite du Plaza Athénée, mon trac, sa gentillesse, nos propos abscons, ce fut peut-être le plus grand moment de ma maigre vie professionnelle. Le résultat est ici. (cliquez, n’ayez pas peur).
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Mais revenons à hier soir, avant que vous ne vous endormiez tels des phacochères gavés aux somnifères devant mes élucubrations de midinette éplorée par le Génie.
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lynch-03Les Galeries Lafayette, qui, ces dernières années, regorgent d’idées fun (on se souvient de leur soirée Ullmann/Adanowsky l’année dernière ou de leur installation marocaine récente), ont proposé au cinéaste de l’étrange de créer des installations pour leurs vitrines. Le thème ? « Machines, Abstraction and Women ». Ou comment les vitrines du Père Noël en peluches prennent un méchant coup de vieux face aux créations flippantes, oniriques et dérangeantes de Monsieur Eraser Head. Vitrines que l’on a pu admirer lors de la (longue) queue sur tapis rouge précédant le vernissage, tandis que David souriait à la presse en leur présentant ses bébés. Dans ce “street-museum”, pas de surprise, que du familier : figures féminines, installations angoissantes, couleurs hypnotisantes, bande-son ultra lynchienne, mises en scène envoûtantes, le fan retrouve ses éléments fétiches, et le novice plonge d’emblée dans l’univers de l’artiste.
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lynch-09Mais ce n’est pas tout : au premier étage, le voyage continue. Expo de peintures (non, pas celles déjà vues à la fondation Cartier en 2007, des nouvelles) et salle obscure pour projections (ses courts-métrages) constituent l’évènement “I see Myself” concocté par le réalisateur américain. On y profite aussi d’une mini librairie alignant tous les DVD et autres catalogues concernant le réalisateur. Autant dire que ma CB a cuit sévère. En revanche, je devrai la brider fin novembre : à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, les Å“uvres de David Lynch seront vendues aux enchères par Christie’s au profit des actions de la Fondation d’Entreprise PPR pour la Dignité et les Droits des Femmes. Bonne cause + lithos de David = ligotez-moi les mains ce jour-là.
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Que dire de plus sur la soirée ? Champagne, petits fours, gens de bonne compagnie, quelques people (Charles Berling, Clotilde Courau, Chantal Thomass, Jean-Claude Jitrois, Frédérique Bel, Ariel Wizman, Sarah Marshall …), envie de se cacher dans le corner Dior ou Vuitton pour se laisser enfermer de nuit dans les Galeries, ce fut un vernissage ni trop, ni pas assez. Cadre original, foule régulée, expo de qualité : ça m’a presque réconciliée avec la rentrée. Thank you, Dave. Et à la prochaine.

Vitrines “Machines, Abstratction, Women” et exposition “I See Myself”, aux Galeries Lafayette Haussmann-Paris. Du 8 septembre au 3 octobre. Informations : 01 42 82 34 56

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Wednesday 09.09.2009

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